23.06.2017 à 15:36

DésendettementDes conseillers plaident pour la déduction directe

Des professionnels proposent que les dettes envers le fisc puissent être remboursées chaque mois.

Les conseillers en désendettement veulent désormais se faire entendre.

Les conseillers en désendettement veulent désormais se faire entendre.

Keystone

La grande majorité des personnes endettées ont des dettes envers le fisc. L'association Dettes Conseils Suisse (DCS) demande que les acomptes soient directement déduits du salaire de manière automatique et volontaire.

Les membres de DCS ont adopté une résolution en ce sens, indique l'association vendredi dans un communiqué. La déduction directe est, d'après elle, un instrument simple et adéquat. Celui qui verse directement chaque mois les impôts en cours mise sur la sécurité en cas de perte d'emploi, de maladie ou de chômage.

La résolution vise à ce que la faîtière des conseillers en désendettement s'engage plus fortement pour la déduction directe lorsque des motions cantonales dans ce sens sont déposées. Ce qui n'a pas été le cas jusqu'à présent.

Peu d'appui politique

En janvier, le gouvernement lucernois a refusé une motion plaidant pour la déduction directe volontaire. Il doutait de l'efficacité de la mesure, estimant que les personnes en difficulté financière sont justement opposées à une déduction afin d'avoir assez d'argent pour d'autres dépenses.

Le parlement zurichois s'est montré plus ouvert à une telle idée. Une initiative parlementaire, pour une déduction directe, a été temporairement soutenue. Mais le projet devrait échouer lors de l'examen final; l'UDC, le PLR et le PDC y sont clairement défavorables.

4 personnes sur 5

Quatre personnes sur cinq, qui cherchent de l'aide auprès des services de conseil en désendettement, ont des dettes envers le fisc, selon la faîtière. Des chiffres confirmés par l'Office fédéral de la statistique (OFS), selon lequel les dettes les plus fréquentes sont les arriérés de paiement, d'impôts en particulier.

Le nombre de rappels de paiement augmente de manière constante depuis neuf ans, selon l'OFS. Plus de trois quarts des ménages surendettés attendent plus de trois ans avant de contacter un bureau de conseil.

(ats)

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