Relations internationales: Des députés allemands d’extrême droite reçus à Moscou
Publié

Relations internationalesDes députés allemands d’extrême droite reçus à Moscou

Des membres de la formation allemande d’extrême droite AfD seront reçus par des dirigeants politiques et économiques russes, a annoncé mardi le parti. Le but de cette visite est de «mettre fin aux sanctions» visant la Russie.

La présidente du groupe d’extrême droite Alice Weidel espère reprendre le fil des discussions entre l’Allemagne et la Russie.

La présidente du groupe d’extrême droite Alice Weidel espère reprendre le fil des discussions entre l’Allemagne et la Russie.

AFP

La délégation de députés de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), première force d’opposition au Bundestag au gouvernement d’Angela Merkel, sera reçue d’ici vendredi au ministère des Affaires étrangères, par des députés de la Douma, ainsi qu’à la Banque centrale russe, selon un communiqué de la formation d’extrême droite. «Le programme comprend également une visite au Centre national de recherche en épidémiologie et microbiologie, qui a mis au point le vaccin Spoutnik V», ajoute l’AfD.

Mettre un terme aux sanctions économiques

«Il est important pour le groupe parlementaire de l’AfD au Bundestag de ne pas laisser le fil des discussions entre l’Allemagne et la Russie se rompre», estime Alice Weidel, présidente du groupe d’extrême droite à la chambre basse du Parlement allemand. «L’objectif reste de mettre enfin un terme aux sanctions économiques, qui nuisent non seulement à la Russie mais aussi à l’économie allemande», prévient-elle.

«L’objectif reste de mettre enfin un terme aux sanctions économiques, qui nuisent non seulement à la Russie mais aussi à l’économie allemande.»

Alice Weidel, présidente du groupe d’extrême droite à la chambre basse du Parlement allemand.

Les relations entre les deux pays connaissent d’importantes tensions depuis plusieurs mois, notamment depuis l’hospitalisation à Berlin de l’opposant russe Alexeï Navalny, victime d’un empoisonnement qu’il attribue aux services secrets russes, ce que Moscou dément.

Des sanctions visant de hauts fonctionnaires russes ont été prises dans cette affaire par l’Union européenne et les Etats-Unis. Certaines subsistent depuis l’annexion de la Crimée en 2014. Des mesures touchant les secteurs de l’industrie du pétrole, de la banque et de la défense sont renouvelées chaque année depuis cette date.

(AFP)

Votre opinion