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TensionsDes dizaines d'arrestations en Turquie

La police turque a procédé tôt mardi à des dizaines d'arrestations dans des milieux d'extrême-gauche en lien avec les manifestations antigouvernementales qui secouent le pays.

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Plus de 2000 personnes se sont réunies mardi soir en lisière de la place Taksim à Istanbul. (25 juin 2013)

Plus de 2000 personnes se sont réunies mardi soir en lisière de la place Taksim à Istanbul. (25 juin 2013)

AFP
Les manifestations se poursuivent à Istanbul, sur la place Taksim. A la nuit tombante, certains ont décidé de camper sur place. La police a alors utilisé les canons à eau pour les disperser (22 juin).

Les manifestations se poursuivent à Istanbul, sur la place Taksim. A la nuit tombante, certains ont décidé de camper sur place. La police a alors utilisé les canons à eau pour les disperser (22 juin).

Keystone
Les manifestations se poursuivent à Istanbul, sur la place Taksim. A la nuit tombante, certains ont décidé de camper sur place (22 juin).

Les manifestations se poursuivent à Istanbul, sur la place Taksim. A la nuit tombante, certains ont décidé de camper sur place (22 juin).

AFP

A Istanbul, la police a arrêté à leurs domiciles quelque 90 membres du Parti socialiste des opprimés (ESP), une petite formation active dans les manifestations, a indiqué le barreau d'Istanbul. Elle a également investi les locaux du quotidien «Atilim», et de l'agence de presse «Etkin», proches de ce parti, ont rapporté les chaînes d'information NTV et CNN-Türk.

Le député Sirri Sürreya Önder a confirmé sur Twitter l'arrestation à son domicile du vice-président de l'ESP, Alp Altinörs, à laquelle il a assisté. NTV mentionne également l'interpellation de 30 personnes à Ankara, de 13 autres à Eskisehir (nord-ouest) et des opérations de la police dans 18 autres provinces.

La police turque a déjà arrêté près de 600 personnes dimanche à Istanbul et Ankara dans les manifestations antigouvernementales, selon les barreaux de ces deux villes.

Médias sociaux surveillés

Elle peut procéder à quatre jours de garde à vue, selon la loi turque, avant de présenter le suspect à un procureur qui décidera de son éventuelle inculpation, de son placement en détention préventive ou de sa remise en liberté.

Le ministère turc de la Justice a par ailleurs commencé à travailler sur un projet de réglementation de la criminalité sur internet pour restreindre le rôle des médias sociaux dans la propagation des appels à manifester contre le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, a rapporté mardi le quotidien Hürriyet Daily News.

Quelque 25 personnes ont été arrêtées début mai à Izmir (ouest) pour avoir twitté des «informations fausses ou diffamatoires» relatives aux manifestations, avant d'être relâchées.

(ats)

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