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NeuchâtelDes élèves soutiennent le prof accusé d'avoir brutalisé trois ados

Après avoir manifesté, pancartes à la main, devant leur école secondaire du Landeron (NE), des dizaines d'élèves sont allés plaider sa cause auprès des autorités cantonales.

Photo d'illustration.

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Keystone

L'enseignant est accusé par trois élèves d'avoir levé la main sur eux. Une version que réfutent plusieurs dizaines d'élèves d'une école secondaire du Landeron (NE). Lundi matin, ils sont descendus dans la rue, devant leur école, le Centre des Deux-Thielles (C2T).

Ils sont même allés plaider sa cause auprès du Département de l'éducation, de la culture et des sports (DECS). Les jeunes ont en effet pris le chemin de Neuchâtel avec le projet de rencontrer le conseiller d'Etat Philippe Gnaegi, chef du DECS. Ce dernier étant en déplacement, c'est le secrétaire général adjoint Thierry Christ qui les a reçus.

Encadrés par la police

«Ils étaient entre 50 et 70 et sont arrivés légèrement encadrés par la police. Ils ont désigné un porte-parole et ce jeune homme a expliqué leur désir d'appuyer l'enseignant mis en cause», a dit Thierry Christ revenant sur une information de 20 Minutes.

Thierry Christ leur a rappelé que le DECS était autorité de recours. Pour le moment l'affaire est en mains des autorités intercommunales et de la direction de l'établissement. En l'état, le DECS n'a pas à se prononcer sur le sort de l'enseignant actuellement en congé maladie.

Victime d'une cabale

Dans une interview publiée samedi dans L'Express et L'Impartial, l'enseignant a nié avoir frappé des élèves mardi dernier. Selon lui, les trois élèves l'ont «poussé à bout». «Je les ai empoignés par le col, c'est clair», a-t-il reconnu.

L'enseignant se dit «victime d'une cabale». Opinion que partagent les élèves qui le soutiennent: une de leurs pancartes affichait «Faites partir les 3 menteurs».

Suite à l'incident du 31 janvier, les parents de deux des trois élèves concernés se sont plaints à la police. Un coaching a été mis en place par les autorités afin d'identifier les causes de l'incident.

Les parents ont trois mois pour déposer une éventuelle plainte.

(ats)

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