Actualisé 12.10.2017 à 03:03

Etats-UnisDes élus plaident pour l'accord iranien

Plusieurs élus du Congrès ont appelé Donald Trump mercredi à ne pas remettre en cause l'accord nucléaire iranien.

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Le président iranien Hassan Rohani a rejeté toute rencontre avec Donald Trump mercredi tant que les sanctions ne seraient pas levées. (Mercredi 25 septembre 2019)

Le président iranien Hassan Rohani a rejeté toute rencontre avec Donald Trump mercredi tant que les sanctions ne seraient pas levées. (Mercredi 25 septembre 2019)

Keystone
Le président français Emmanuel Macron se démène pour organiser une rencontre entre e président iranien Hassan Rohani et Donald Trump. (Mercredi 25 septembre 2019)

Le président français Emmanuel Macron se démène pour organiser une rencontre entre e président iranien Hassan Rohani et Donald Trump. (Mercredi 25 septembre 2019)

AFP
Donald Trump a affirmé lundi qu'aucune rencontre n'était prévue «à ce stade» avec Hassan Rohani, mais il a entretenu le suspense sur la possibilité d'une entrevue, à New York.  (23 septembre 2019)

Donald Trump a affirmé lundi qu'aucune rencontre n'était prévue «à ce stade» avec Hassan Rohani, mais il a entretenu le suspense sur la possibilité d'une entrevue, à New York. (23 septembre 2019)

AFP

Plusieurs personnalités du Congrès américain ont préconisé mercredi la mise en oeuvre stricte de l'accord sur le nucléaire iranien sans pour autant le remettre en cause. Donald Trump doit dire d'ici dimanche si l'Iran est en conformité avec les engagements qu'il a pris en signant le Plan d'action conjoint commun (JCPOA), nom officiel de l'accord signé à Vienne en juillet 2015.

«C'est le pire accord qui soit, nous n'avons rien obtenu», a affirmé mercredi soir sur Fox News M. Trump évoquant ce document conclu entre Téhéran et les grandes puissances qui vise à garantir le caractère pacifique et civil du programme nucléaire iranien en échange d'une levée progressive des sanctions. «Nous l'avons conclu par faiblesse alors que nous avons beaucoup de force», a-t-il ajouté. «Nous verrons ce qui se passera très bientôt», a encore dit M. Trump

Le président américain pourrait dévoiler sa décision vendredi à l'occasion de la présentation de sa nouvelle stratégie vis-à-vis de l'Iran, rapportent certains médias. La Maison Blanche n'a annoncé aucune date.

«Malgré les défauts de cet accord, je suis convaincu que nous devons aujourd'hui l'appliquer à la lettre», a déclaré le président républicain de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Ed Royce. Comme pratiquement tous les républicains au Congrès, Ed Royce s'était opposé à l'accord de Vienne négocié par l'administration de Barack Obama il y a deux ans.

Le traité a été signé par l'Iran, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Union européenne.

«Pire accord jamais conclu»

Plusieurs élus démocrates étaient également hostiles à ce pacte, comme le représentant Eliot Engel. Mais ce dernier a déclaré mercredi que tuer le pacte serait commettre une «grave erreur», car l'accord est en vigueur et soutenu par les alliés des Etats-Unis et les autres puissances.

«Il nous faut travailler avec nos alliés et partenaires à un ordre du jour en commun qui obligera le régime iranien à rendre des comptes, et non pas séparer l'Amérique de nos plus proches amis à travers le monde», a-t-il dit devant la commission des Affaires étrangères de la chambre basse du Congrès.

Selon des fuites à la Maison Blanche, Donald Trump, qui dénonce depuis des mois le «pire accord jamais conclu», ne certifiera pas l'accord et devrait transmettre le dossier au Congrès des Etats-Unis.

Pas disposé à renégocier

Les parlementaires américains disposeront alors d'un délai de soixante jours pour décider de l'opportunité de réinstaurer les sanctions qui ont été levées en échange des restrictions acceptées par Téhéran sur ses programmes nucléaires.

Le rétablissement de sanctions par les Américains serait un premier pas vers le retrait des Etats-Unis de l'accord, auquel s'opposent vigoureusement les alliés européens de Washington. Le Congrès pourrait aussi décider de ne rien faire.

Selon de nombreuses sources au Congrès et proches de la Maison Blanche, l'administration Trump envisagerait de se servir de la «décertification» pour accroître les pressions sur Téhéran afin qu'il renégocie l'accord, non pour y mettre fin. L'Iran a fait savoir qu'il n'était pas disposé à renégocier.

(ats)

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