28.10.2019 à 13:09

Asile«Des exigences illégales», dit l'ODAE

L'Observatoire romand du droit d'asile et des étrangers regrette dans son rapport, la priorité donnée à une politique migratoire stricte au détriment du respect des droits humains.

Dans le domaine de l'asile, l'ODEA déplore une application quasi automatique du règlement Dublin, avec le renvoi des requérants déjà enregistrés dans un autre pays européen. Photo d'illustration

Dans le domaine de l'asile, l'ODEA déplore une application quasi automatique du règlement Dublin, avec le renvoi des requérants déjà enregistrés dans un autre pays européen. Photo d'illustration

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L'Observatoire romand du droit d'asile et des étrangers (ODAE) a regretté lundi, dans son neuvième rapport, la priorité donnée en Suisse à une politique migratoire stricte au détriment, trop souvent, du respect des droits des personnes et de leur protection.

Situations dramatiques

Ce neuvième rapport de l'ODAE porte sur les deux dernières années et met en lumière les difficultés rencontrées par les migrants à travers des cas concrets. Dans le domaine de l'asile, l'ODAE déplore une application quasi automatique du règlement Dublin, avec le renvoi des requérants déjà enregistrés dans un autre pays européen.

Cette pratique donne toujours lieu à des situations dramatiques, souligne l'ODAE. Par ailleurs, les critères d'octroi de l'asile en Suisse restent restrictifs, voire se durcissent pour certains, comme c'est le cas pour les ressortissants érythréens. Les obstacles administratifs demeurent trop nombreux.

«Des exigences inconsidérées ou illégales»

La situation devient particulièrement «préoccupante» pour les personnes qui ont reçu une réponse négative à leur demande d'asile, notamment sur le plan des mesures de détention. La précarité frappe aussi ceux qui sont admis à titre provisoire, les mineurs non accompagnés, ainsi que les jeunes adultes.

Dans le domaine du droit des étrangers, des personnes font parfois face à «des exigences inconsidérées ou illégales», et des tracasseries administratives. Les femmes étrangères victimes de violences conjugales sont également confrontées à des difficultés pour voir leur permis renouvelé lorsqu'elles quittent leur mari.

(ats)

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