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SurpopulationDes experts recommandent d'abattre la moitié des cerfs

Des scientifiques britanniques recommandent ce jeudi d'abattre chaque année la moitié des cerfs au Royaume-Uni.

Les experts britanniques recommandent ce jour d'abattre la moitié des cerfs chaque année jusqu'à ce que leur population «se stabilise».

Les experts britanniques recommandent ce jour d'abattre la moitié des cerfs chaque année jusqu'à ce que leur population «se stabilise».

AFP

Ils représentent une menace pour l'environnement et la sécurité. Ils? Le trop grand nombre de cerfs, selon les experts britanniques qui se prononcent aujourd'hui en faveur de l'abattage de la moitié d'entre eux.

Dans un rapport publié dans «The Journal of Wildlife Management», des chercheurs de l'université d'East Anglia estiment qu'il convient de tuer chaque année - jusqu'à nouvel ordre- 50 à 60% de la population des chevreuils et cerfs, afin de stabiliser leur nombre.

Le nombre de ces animaux, estimé à 1,5 million, n'a jamais été aussi élevé depuis l'âge de glace. «Les populations de cerfs explosent. Nous appelons à augmenter considérablement l'ampleur de l'abattage», a estimé Paul Dolman, qui a dirigé un recensement d'envergure des cerfs et chevreuils à Breckland, dans la région d'East Anglia.

Les tuer par balles

«En l'absence de prédateurs naturels, la seule façon de les maîtriser est de les tuer par balles», a précisé le scientifique. L'abattage concernerait ainsi quelque 750'000 animaux, soit bien plus que les recommandations jusque-là en vigueur qui préconisaient de supprimer entre 20% et 30% de la population.

Le grand nombre de cerfs est une menace pour la biodiversité de la forêt, notamment les oiseaux, ainsi que pour les récoltes. Ils représentent aussi un danger pour les automobilistes: chaque année plus de 14'000 véhicules sont endommagés et quelque 450 personnes sont blessées ou tuées au Royaume-Uni à la suite de collisions avec des cerfs.

De plus, à l'instar des renards, les cerfs commencent à se sentir chez eux dans les zones urbaines, souligne M. Dolman. Selon lui, certains vivent dans des cimetières, des jardins de particuliers et des daims viennent même brouter des pelouses dans des ensembles de logements sociaux à Londres.

Blaireaux également indésirables

«Il n'y a pas eu d'accident jusqu'à présent mais ce n'est qu'une question de temps. Ce sont de grands animaux avec des bois tranchants. Si l'un d'eux se retrouve piégé dans une cour d'école, cela peut faire des dégâts», prévient le scientifique.

Il estime que l'abattage doit être mené par des chasseurs expérimentés et strictement encadré par les autorités, et qu'il permettrait de fournir du gibier.

Sur un autre front, le gouvernement britannique a donné son feu vert fin février à l'abattage cet été de près de 5000 blaireaux dans deux régions d'Angleterre, pour lutter contre la transmission de la tuberculose au bétail.

Les autorités avaient décidé en octobre de reporter ces opérations à la suite d'une intense campagne de protestation menée par les défenseurs de ces animaux.

(ats)

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