Street Art – Des fresques habillent Le Locle en taille XXL
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Street ArtDes fresques habillent Le Locle en taille XXL

Dans une ville distinguée par l’Unesco pour son patrimoine architectural horloger, des artistes de renommée internationale s’éclatent.

par
Vincent Donzé
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En songeant à la planète, Nevercrew. se demande si le verre est à moitié vide ou à moitié plein.

En songeant à la planète, Nevercrew. se demande si le verre est à moitié vide ou à moitié plein.

Luxor Factory, exomusée
L’artiste tessinoise Mona Caron a réalisé une fresque à la gloire de la grande gentiane, plante emblématique des Montagnes neuchâteloises.

L’artiste tessinoise Mona Caron a réalisé une fresque à la gloire de la grande gentiane, plante emblématique des Montagnes neuchâteloises.

Luxor Factory, exomusée
La gentiane a largement inspiré les artistes de l’Art Sapin et l’Art nouveau, au début du XXe siècle, mais sa tige a aussi été utile aux horlogers pour le polissage.

La gentiane a largement inspiré les artistes de l’Art Sapin et l’Art nouveau, au début du XXe siècle, mais sa tige a aussi été utile aux horlogers pour le polissage.

Luxor Factory, exomusée

Depuis trois ans, fresques et graffitis habillent progressivement les murs du Locle. Cette démarche lancée sous le nom d’«exomusée» par l’association artistique Luxor Factory prend de l’ampleur et de la notoriété grâce à des figures internationales du street art.

«À découvrir au coin d’une rue, ces œuvres font écho aux questionnements de notre époque et éclairent d’une nouvelle lumière l’histoire et les particularités d’une ville de caractère, distinguée par l’Unesco pour son patrimoine architectural horloger», informent les organisateurs.

Au fil du temps, l’espace public loclois se mue en musée à ciel ouvert. «Synonyme de créativité, de liberté, de générosité, de partage et de courage, le courant street art est souvent militant, nomade, parfois enraciné mais toujours curieux de se confronter à l’inconnu et à l’altérité», explique les fondateurs de l’exomusée.

Spray, pochoir…

Peinture, spray, pochoir, collage, sculpture, calligraphie: toutes les techniques sont représentées. L’entrée est forcément gratuite et des plans sont disponibles à l’Hôtel-de-Ville.

Les artistes sont français, britanniques, polonais… Ces créateurs disposent sans frais d’un lieu de résidence et de travail. Cette année, il représente ce que la scène suisse produit de meilleur. «On a voulu passer de l’événementiel au pérenne en décorant les murs de la ville, souvent très gris», a expliqué à «ArcInfo» le cofondateur de Luxor Factory, François Balmer.

Entamé en 2018, ce projet d’ampleur fédérale se poursuivra jusqu’en 2024, avec pour objectif la réalisation de 50 œuvres. Lematin.ch a visité virtuellement l’exomusée à mi-parcours, à travers les images fournies par Luxor Factory.

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