Désolant: Des hamsters sauvés d'une mort atroce

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DésolantDes hamsters sauvés d'une mort atroce

Dix petits rongeurs abandonnés dans la rue par un inconnu échappent au pire grâce à une Genevoise. Le Service vétérinaire cantonal ouvre une enquête.

par
Pascale Bieri
S'ils étaient restés dehors, ils seraient morts noyés, ou de froid. Valérie Derivaz, responsable de SOS-chats

S'ils étaient restés dehors, ils seraient morts noyés, ou de froid. Valérie Derivaz, responsable de SOS-chats

Maxime Schmid

Ils ont eu chaud – ou plutôt très froid, vu la pluie et les basses températures –, ces dix petits hamsters nains. Samedi soir, vers 20 h, une habitante d'Onex (GE) les a découverts derrière l'allée de son immeuble, au fond d'un sac plastique baignant dans une flaque d'eau. Grelottants et apeurés. «Je promenais mon chien; quand il a vu le cornet, il s'est mis à le sentir avec insistance. Ce qu'il ne fait jamais… Puis, nous nous sommes éloignés et j'ai entendu des cris, comme ceux d'un oiseau. Je suis alors revenue en arrière et c'est là que j'ai découvert ces petits hamsters», explique Magali Verna.

Ils criaient de peur

A l'intérieur du sac, de la litière, des graines, quelques petits morceaux de carotte. «Quelqu'un a vraisemblablement vidé le contenu de la cage dans la rue», soupire la jeune mère de famille, très choquée par cette découverte. De même que ses enfants. «Ces hamsters étaient paniqués; en général, ils ne crient pas. Comment peut-on faire ça? C'est lamentable! Ce sont des êtres vivants et sensibles, comme nous.»

Après avoir monté les petits rongeurs chez elle, la Genevoise contacte… SOS-chats à Genève. Non pas pour transformer les rescapés en gâteries pour félins, mais parce que le refuge recueille régulièrement d'autres petits animaux. «Mes enfants auraient voulu les garder, mais nous avons déjà deux chats, en plus du chien. C'est suffisant», confie encore Magali Verna.

Aujourd'hui, les petits hamsters russes se portent bien. «Il y a cinq mâles et cinq femelles», précise Valérie Derivaz, responsable de SOS-chats, qui est allée les récupérer à Onex. «Sur place, j'ai cherché un peu partout, pour voir s'il y en avait d'autres qui se seraient échappés. Ces animaux ne peuvent pas survivre dans la nature. Quant à ceux qui étaient dans le sac, ils seraient vraisemblablement morts noyés, ou de froid, si cette dame ne les avait pas trouvés.»

Valérie Derivaz a, dans la foulée, alerté le Service vétérinaire cantonal. «Il est interdit de jeter des animaux, quels qu'ils soient. C'est une violation de la loi sur la protection des animaux, passible de sanctions», déclare en substance son responsable, le Dr Michel Rérat, qui souligne: «Il est bien de rappeler aux propriétaires d'animaux de compagnie ne pouvant plus s'en occuper qu'il est possible de les amener dans divers refuges afin de les abandonner légalement.»

Une enquête a par ailleurs été ouverte pour en savoir plus sur cet abandon sauvage.

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