Actualisé

SyrieDes inspecteurs vont encadrer la destruction d'armes chimiques

L'équipe d'inspecteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) est arrivée mardi en Syrie, chargée de faire appliquer la résolution de l'ONU encadrant la destruction de l'arsenal chimique.

1 / 111
Sept membres du CICR ont été enlevés dans le nord-ouest de la Syrie par des «hommes armés non-identifiés». (13 octobre 2013)

Sept membres du CICR ont été enlevés dans le nord-ouest de la Syrie par des «hommes armés non-identifiés». (13 octobre 2013)

AFP
Georges Sabra, le prédisent du Conseil national syrien a déclaré que le CNS ne se rendrait pas à la conférence de paix Genève-2. (13 octobre 2023)

Georges Sabra, le prédisent du Conseil national syrien a déclaré que le CNS ne se rendrait pas à la conférence de paix Genève-2. (13 octobre 2023)

AFP
Une chute d'obus a causé la mort d'une fillette et blessé 11 personnes à Damas. (12 octobre 2013)

Une chute d'obus a causé la mort d'une fillette et blessé 11 personnes à Damas. (12 octobre 2013)

Reuters

La vingtaine d’inspecteurs internationaux chargés de lancer l’opération de démantèlement des armes chimiques syriennes sont entrés mardi en Syrie par le poste-frontière de Masnaa en venant du Liban. Ils sont passés à bord d’une vingtaine de véhicules tout-terrain blancs.

Les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ont pour mission d’«aider la Syrie à remplir ses obligations au regard de la Convention» sur les armes chimiques de 1993, que la Syrie s’est engagée à rejoindre, avait indiqué la veille un responsable de l’OIAC dont l’identité n’a pas été révélée pour des raisons de sécurité.

Selon des experts, la Syrie possèderait plus de 1000 tonnes d’armes chimiques, dont 300 tonnes de gaz moutarde.

Human Rights Watch a pour sa part dénoncé mardi le recours par l’armée syrienne aux bombes à effet de souffle contre les civils, dont des écoliers ont été visés la semaine dernière, selon elle.

Dimanche, au moins seize personnes, en majorité des lycéens et des enseignants, ont été tuées dans un raid de l’aviation du régime contre un établissement scolaire à Raqa, ville du nord du pays, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), proche des insurgés.

Sergueï Lavrov pessimiste

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a de son côté émis le doute mardi que les puissances occidentales puissent convaincre l’opposition syrienne de participer à une conférence de paix d’ici à la mi-novembre.

La promesse de Damas de renoncer à son arsenal chimique a relancé la perspective d’une telle conférence, baptisée «Genève II», dont Moscou et Washington ont émis l’idée en mai.

«Jusqu’à récemment, nous espérions que nos partenaires occidentaux, qui se sont engagés à amener l’opposition à la conférence, pourraient le faire rapidement, mais ils n’ont pas pu le faire et je ne sais pas s’ils seront capables d’y arriver d’ici mi-novembre», a déclaré Sergueï Lavrov.

(ats)

Votre opinion