26.01.2013 à 13:25

MaliDes islamistes prêts à négocier la libération d'un otage

Des soldats français et maliens ont pris samedi le contrôle de l'aéroport de Gao, un bastion islamiste situé à 1200 km au nord-est de Bamako, selon une source de sécurité malienne.

Un groupe islamiste a annoncé samedi matin qu'il était prêt à «négocier la libération» de l'otage français qu'il détient depuis deux mois.

Un groupe islamiste a annoncé samedi matin qu'il était prêt à «négocier la libération» de l'otage français qu'il détient depuis deux mois.

Keystone

«Les forces maliennes et françaises sécurisent l'aéroport de Gao et le pont Wabary de Gao. Ces deux endroits stratégiques sont sous contrôle des forces malienne et française», a déclaré cette source. L'aéroport se situe à environ 6 km à l'est de Gao. Le pont est lui placé à l'entrée sud de la ville.

Gao, l'une des principales villes du Nord du Mali, est un bastion des islamistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Ce groupe a annoncé samedi matin qu'il était prêt à «négocier la libération» de l'otage français qu'il détient depuis deux mois.

«Le Mujao est prêt à négocier la libération de l'otage Gilberto», a déclaré Walid Abu Sarhaoui, porte-parole du Mujao, en référence au Français Gilberto Rodriguez Leal, enlevé en novembre 2012 dans l'ouest du Mali. Interrogé pour savoir si cette volonté affichée de négociation était liée à l'intervention militaire française, le porte-parole a simplement répondu: «Nous voulons négocier. Pour la guerre, entre musulmans, nous pouvons nous comprendre», sans autre précision.

Zone évacuée

La source de sécurité n'a pas fait état de combats. D'autres sources ont indiqué que la plus grande partie des combattants islamistes avaient évacué la ville ces derniers jours, remontant vers l'extrême-nord-est du Mali pour échapper aux frappes aériennes françaises.

Les positions des islamistes à Gao ont été pilonnées par l'aviation française, notamment par des avions de combat Rafale, qui visaient «des camps d'entraînement, des infrastructures et des dépôts logistiques constituant les bases arrière des groupes terroristes», selon Paris.

Troupes africaines

Par ailleurs, des troupes tchadiennes stationnées au Niger sont parties samedi par la route vers Ouallam, à une centaine de km au nord de Niamey, région voisine du Mali où est cantonné un contingent nigérien, ont indiqué une source sécuritaire nigérienne et des riverains. Ces contingents devraient rejoindre Gao.

Les militaires tchadiens «étaient très nombreux, ils avaient des chars, des 4x4 surmontés d'auto-mitrailleuses», a indiqué une source sécuritaire nigérienne. Samedi matin il n'y avait plus de soldats tchadiens dans le camp de gendarmerie où ils étaient cantonnés ces derniers jours, mais il y restait des véhicules pour le transport des munitions, selon une autre source sécuritaire.

Quelque 500 soldats tchadiens ont été récemment convoyés au Niger, sur les 2000 promis par N'Djamena. Le contingent nigérien basé à Ouallam compte 500 militaires.

(ats)

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