Hockey sur glace - Des larmes et l’espoir que leur tour viendra bientôt

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Hockey sur glaceDes larmes et l’espoir que leur tour viendra bientôt

La logique a été respectée: Zoug est champion et Genève a été battu à l’usure par une redoutable machine à gagner. Les Aigles ont acquis une précieuse expérience.

par
Cyrill Pasche
(Zoug)
Sport-Center

Zoug est le nouveau champion de Suisse. Un beau champion. Un champion ultra-dominateur en saison régulière, un champion calculateur, étouffant et froid en finale.

Le «champion du Covid», diront les mauvaises langues. C’était une saison très, très particulière, c’est certain. Il a manqué la pression des fans, des patinoires qui bouillonnent et qui, souvent, encouragent les scénarios les plus fous.

La victoire de Zoug, devant une cinquantaine de spectateurs vendredi, a été ce qu’il y a de plus logique: le plus fort, le mieux armé, le plus frais parce qu’il dispose d’une profondeur de banc largement supérieure, celui qui compte dans ses rangs les meilleures individualités (Genoni, Hofmann, Diaz, Kovar), a fini par l’emporter.

Il n’y avait pas vraiment de place pour un outsider dans ces conditions-là, même si GE Servette a malgré tout réussi à entretenir l’illusion durant deux matches et une cinquantaine de minutes, jusqu’à ce que l’omniprésent Grégory Hofmann (trois buts en finale, dont deux vendredi soir) et Carl Klingberg ne baissent définitivement les rideaux avec deux réussites en l’espace de 18 secondes (49e, 2-1, 50e, 3-1).

Les joueurs clé des Aigles, à ce moment-là et sans doute même déjà bien avant, étaient au bout du rouleau, usés et carbonisés, à l’image de Henrik Tömmernes, la figure tragique de cette finale.

Les finales perdues

Zoug a perdu deux finales (2017 et 2019) avant d’en gagner enfin une. Reste désormais cet espoir pour GE Servette: que cette défaite sur la dernière marche, la troisième après celle de 2008 et 2010, pose les bases d’une future équipe championne.

Avant de marquer les deux buts (1-0 et 2-1) qui ont eu le poids d’un titre historique pour l’EVZ, Grégory Hofmann avait perdu deux finales avec Lugano. Dans un futur plus ou moins proche, ce sera peut-être Noah Rod, ce capitaine vaillant et digne dans la défaite, qui délivrera à son tour un titre au GSHC. Ou un autre de ces finalistes de 2021.

Les joueurs de Patrick Emond, ce coach qui brûle les étapes avec les Aigles, ont acquis une expérience précieuse et indispensable sur laquelle ils pourront à leur tour se reposer à l’avenir, s’ils retournent en finale.

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