14.05.2019 à 12:27

Des manifestants bloquent des routes

Soudan

Pour dénoncer la mort de manifestants la veille, des dizaines de Soudanais ont bloqué mardi des routes à Omdourman, ville voisine de Khartoum.

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Au total 27 agents de renseignement ont été condamnés à mort pour le meurtre d'un enseignant durant la crise politique soudanaise. (Lundi 30 décembre 2019)

Au total 27 agents de renseignement ont été condamnés à mort pour le meurtre d'un enseignant durant la crise politique soudanaise. (Lundi 30 décembre 2019)

AFP
Un tribunal de Khartoum doit rendre samedi son verdict à l'encontre de l'ex-président soudanais Omar el-Béchir, accusé de corruption. (Samedi 14 décembre 2019)

Un tribunal de Khartoum doit rendre samedi son verdict à l'encontre de l'ex-président soudanais Omar el-Béchir, accusé de corruption. (Samedi 14 décembre 2019)

AFP
Un juge soudanais a fixé samedi au 14 décembre le verdict dans le procès pour corruption du président déchu Omar al-Béchir. (Samedi 16 novembre 2019)

Un juge soudanais a fixé samedi au 14 décembre le verdict dans le procès pour corruption du président déchu Omar al-Béchir. (Samedi 16 novembre 2019)

AFP

Des manifestants se sont rassemblés à Abbassiya et Al-Arbaa, deux quartiers d'Omdourman, pour protester contre le Conseil militaire au pouvoir. «Protège ta patrie ou prépare toi à mourir», ont scandé les manifestants. Certains contestataires ont brûlé des pneus pour empêcher la circulation entre différents quartiers de la ville, où des soldats ont été déployés à bord de véhicules.

A Khartoum, la situation était calme en revanche autour du sit-in devant le QG de l'armée, où des centaines de manifestants continuent de camper, selon des journalistes de l'AFP sur place.

«Conseil souverain»

Cinq manifestants et un militaire ont été tués dans la nuit de lundi à mardi dans des heurts. Le Conseil militaire de transition, au pouvoir depuis la chute du président Omar el-Béchir le 11 avril, a attribué les incidents à des «éléments non identifiés» cherchant à entraver le processus politique.

Ces violences ont éclaté quelques heures après l'annonce de progrès dans les pourparlers entre les militaires et les meneurs de la contestation, réunis au sein de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), sur une transition politique. Les deux parties ont annoncé un accord sur un nouveau «Conseil souverain» qui remplacera le Conseil militaire, en plus d'un cabinet et d'une assemblée législative.

Les discussions devaient reprendre mardi, notamment pour déterminer la composition de ces institutions entre militaires et civils.

(ats)

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