Saint-Gall: Des médecins font une fête interdite à l’Hôpital cantonal
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Saint-GallDes médecins font une fête interdite à l’Hôpital cantonal

Neuf personnes, toutes membres du personnel, étaient présentes à 2 heures du matin à l’occasion d’un pot de départ. La police est intervenue et a distribué les amendes. La direction se dit déçue.

par
Michel Pralong
La réunion pour le départ de deux membres du personnel s’est déroulée au sixième étage d’un immeuble de l’Hôpital cantonal.

La réunion pour le départ de deux membres du personnel s’est déroulée au sixième étage d’un immeuble de l’Hôpital cantonal.

Hôpital cantonal de Saint-Gall

Des interventions pour des rassemblements privés en surnombre, la police en effectue à peu près partout, durant cette pandémie. Mais dans un hôpital, cela doit être plus rare. C’est pourtant ce qui est arrivé à la police municipale saint-galloise, écrit «Blick», reprenant une info de «Tagblatt».

Les faits se sont produits le 30 janvier dernier et ont été découverts par la presse à l’occasion de la publication des ordonnances pénales. Cette nuit-là, vers 2 heures du matin, la police était dans le quartier en raison d’une autre fête, avec musique, alcool et personnes en surnombre. Certains des participants ont fui et c’est en les poursuivant que les agents ont constaté d’autres sonorités festives, mais cette fois venant d’un immeuble faisant partie de l’Hôpital cantonal de Saint-Gall.

450 francs d’amende chacun

Arrivés au sixième étage, les policiers ont découvert neuf personnes, entre 23 et 39 ans, réunies pour fêter le départ de deux d’entre elles. Toutes faisaient partie du personnel de l’hôpital. Il y avait notamment des médecins adjoints et même d’un médecin senior. Pour violation des mesures anticoronavirus (réunions privées limitées à 5 personnes), chacun des participants a écopé d’une amende de 450 francs.

Les coupables ont ensuite informé leurs supérieurs de ce qui s’était produit. La direction de l’hôpital a décidé de ne pas les sanctionner davantage. Pour le porte-parole de l’hôpital, «les employés concernés reconnaissent leurs erreurs et regrettent leur faute, mais ce sont des actes répréhensibles qui nous ont déçus». Toutefois, l’un des supérieurs des fautifs a tenu à préciser qu’il ne s’agissait «pas d’une fête, juste une réunion chaleureuse dans un grand salon».

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