Actualisé 14.07.2016 à 01:49

Crise des migrantsDes migrants violentés à la frontière hongroise

Soldats et forces de sécurité sont critiqués par Human Rights Watch.

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Un tribunal italien doit rendre son verdict sur un bénévole français contre lequel le parquet a requis 3 ans et 4 mois de prison pour avoir tenté de conduire une famille soudanaise en France. (Jeudi 27 avril 2017)

Un tribunal italien doit rendre son verdict sur un bénévole français contre lequel le parquet a requis 3 ans et 4 mois de prison pour avoir tenté de conduire une famille soudanaise en France. (Jeudi 27 avril 2017)

AFP
Le pacte UE-Turquie a transformé ce pays en «un terrain d'essai des politiques européennes qui bafouent les droits» des réfugiés, ont dénoncé plusieurs ONG. (Jeudi 16 mars 2017)

Le pacte UE-Turquie a transformé ce pays en «un terrain d'essai des politiques européennes qui bafouent les droits» des réfugiés, ont dénoncé plusieurs ONG. (Jeudi 16 mars 2017)

Keystone
Nouveau drame sur une plage en Libye. Une vingtaine de clandestins ont été tués par des passeurs sur une plage en Libye après avoir refusé d'embarquer à bord d'un bateau pour rejoindre l'Europe. (8 mars 2017)

Nouveau drame sur une plage en Libye. Une vingtaine de clandestins ont été tués par des passeurs sur une plage en Libye après avoir refusé d'embarquer à bord d'un bateau pour rejoindre l'Europe. (8 mars 2017)

archive/photo d'illustration, AFP

Plusieurs migrants rapportent, dans des témoignages concordants, avoir été passés à tabac en Hongrie par des forces de sécurité. Ils ont été ensuite renvoyés de force en Serbie, affirme Human Rights Watch (HRW). L'ONG dénonce des traitements «cruels».

«Les migrants à la frontière hongroise sont, sans autre forme de procès, renvoyés de force vers la Serbie, parfois en subissant des traitements violents et cruels, sans prise en compte de la protection» qu'ils sont en droit de réclamer, écrit HRW dans un rapport mis en ligne mercredi.

L'ONG cite les témoignages précis de douze migrants, recueillis en avril et mai, qui ont été, tout en étant menottés, roués de coups, notamment à l'aide de bâtons, aspergés de face de spray au poivre et attaqués par des chiens lâchés sur eux. «Je n'ai jamais vu de brutalités pareilles, même dans les films», dit l'un d'eux.

Budapest conteste

Les témoins désignent des policiers ou des soldats. HRW affirme également qu'une «milice civile» opère sur une portion de cette frontière avec la Serbie où se dresse une clôture barbelée.

La Hongrie «enfreint toutes les règles» et «ignore sans (suivre la moindre) procédure les requêtes» des migrants qui souhaitent demander l'asile dans l'UE, dénonce la chercheuse Lydia Gall, au nom de l'ONG.

Le gouvernement hongrois dirigé par le conservateur Viktor Orban a contesté ces allégations, reprochant également à l'ONG de «mal interpréter» les règles de la procédure d'asile.

Il assure dans un communiqué que «les migrants ne sont pas maltraités», que la «Hongrie traite de manière humaine ceux qui sont réellement dans le besoin». Dans le même temps, ce pays «attend des migrants qu'ils observent les lois de l'Union européenne et de la Hongrie», ajoute-t-il.

400'000 migrants en 2015

Depuis le 5 juillet, la Hongrie autorise à reconduire à la frontière les migrants arrêtés dans un rayon de huit kilomètres sur son territoire. Les contrôles ont été renforcés et les autorisations d'entrée délivrées à la frontière serbe se raréfient.

La Hongrie, située sur la route migratoire partant du territoire grec, a vu transiter 400'000 migrants en 2015. Ils sont beaucoup moins nombreux, depuis qu'elle a érigé cette clôture et que le flux au départ de la Turquie a diminué.

(ats)

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