Espagne: Polémique: des militaires et politiques vaccinés alors qu’ils n’étaient pas prioritaires
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EspagnePolémique: des militaires et politiques vaccinés alors qu’ils n’étaient pas prioritaires

Le ministre de l’Intérieur a notamment limogé vendredi avec effet immédiat, un lieutenant-colonel, agent de liaison de la Garde civile à l’état-major des armées.

Militaires et des politiques de différents partis ont reçu la première dose du vaccin, sans appartenir à un groupe prioritaire.

Militaires et des politiques de différents partis ont reçu la première dose du vaccin, sans appartenir à un groupe prioritaire.

AFP

Vaccinés contre le Covid alors qu’ils n’étaient pas prioritaires, des militaires et des responsables politiques espagnols se retrouvent au cœur d’une polémique ayant notamment conduit au licenciement vendredi d’un gradé de haut rang.

Le ministre de l’Intérieur a ainsi limogé vendredi soir, avec effet immédiat, un lieutenant-colonel, agent de liaison de la Garde civile à l’état-major des armées, a déclaré samedi à l’AFP un porte-parole de ce ministère. L’officier de haut rang a été démis de ses fonctions suite à un rapport interne ayant conclu qu’il avait reçu le vaccin sans être prioritaire, dans un pays où plus d’un million de doses sont actuellement administrées en priorité au personnel médical et aux résidents des maisons de retraite.

Politiques dans la tourmente

D’autres membres de l’état-major ont reçu une dose du vaccin et d’autres licenciements pourraient être décidés, a prévenu vendredi la ministre de la Défense Margarita Robles, disant attendre un rapport.

Outre les militaires, des politiques de différents partis ont reçu la première dose du vaccin, sans appartenir eux non plus à un groupe prioritaire. L’un d’eux, le conseiller régional de la Santé de Murcie dans le sud-est du pays, Manuel Villegas, a été contraint de démissionner.

Le conseiller de la Santé de l’enclave espagnole de Ceuta (nord du Maroc), Javier Guerreron, se trouve dans une situation similaire mais il a annoncé qu’il ne démissionnerait pas, assurant n’avoir violé aucun protocole. «Je ne voulais pas me faire vacciner», a-t-il ajouté indiquant avoir agi à la demande ses conseillers techniques et précisant «ne pas aimer les vaccins».

Le parti de gauche radicale Podemos, membre du gouvernement espagnol aux côtés des socialistes, a dénoncé la «corruption» dans l’administration des vaccins. L’Espagne est l’un des pays européens les plus durement touchés par la pandémie, avec plus de 55.000 morts et près de 2,5 millions de cas, selon les chiffres officiels.

En Autriche aussi

Une polémique similaire agite l’Autriche, où les autorités ont annoncé mardi mener l’enquête après des informations de presse sur des maires, des religieuses ou encore des proches de soignants ayant reçu un vaccin contre le Covid sans être prioritaires.

(AFP)

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