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MadridDes milliers d'Espagnols manifestent pour une vie digne

A Madrid, des milliers de personnes sont descendues dans les rues lors de «marches pour la dignité» visant à dénoncer l'austérité.

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Des milliers de personnes ont manifesté à Madrid afin de dénoncer les effets de l'austérité. (21 mars 2015)

Des milliers de personnes ont manifesté à Madrid afin de dénoncer les effets de l'austérité. (21 mars 2015)

AFP
«Pain, travail, toit et dignité»: des marches pour la dignité ont rassemblé des milliers de manifestants à Madrid. (21 mars 2015)

«Pain, travail, toit et dignité»: des marches pour la dignité ont rassemblé des milliers de manifestants à Madrid. (21 mars 2015)

Keystone
Les manifestants dénoncent les effets de politiques d'austérité ayant entraîné des coupes dans l'éducation, la santé publique et les aides sociales. (21 mars 2015)

Les manifestants dénoncent les effets de politiques d'austérité ayant entraîné des coupes dans l'éducation, la santé publique et les aides sociales. (21 mars 2015)

Keystone

Des milliers de personnes ont manifesté ce samedi 21 mars à Madrid, des «marches pour la dignité» visant à dénoncer les effets de l'austérité à la veille d'élections régionales en Andalousie faisant figure de test face à la vague de mécontentement.

«Pain, travail, toit et dignité», lisait-on sur une grande banderole tenue par des manifestants en tête d'une des marches, avenue Alfonso XII, une des artères chic de la capitale, longeant le grand parc du Retiro.

Les manifestants, qui dénoncent les effets de politiques d'austérité ayant entraîné des coupes claires en matière d'éducation, de santé publique, ou encore d'aides sociales - des réductions de près de 150 milliards d'euros en trois ans entre 2012 et 2014 - devaient confluer en provenance de différents points de Madrid vers la place de Colon dans le centre de la ville où ils se sont donnés rendez-vous à 18 heures.

Les premières grandes marches pour la dignité, venant de toute l'Espagne et se rejoignant à Madrid, avaient été célébrées le 22 mars 2014.

«Une journée pour revendiquer nos droits»

Ces «neuf colonnes», rassemblent des Espagnols venus des quatre coins du pays, qui a renoué avec la croissance mais reste meurtri, avec un taux de chômage de 23,7% et la moitié des jeunes de 16 à 25 ans sans emploi.

Certains sont arrivés à pied, avoir avoir marché plusieurs jours. D'autres en bus, comme Antonio Colmenar, 41 ans, de Séville, capitale de l'Andalousie (sud) la région la plus peuplée d'Espagne, bastion du Parti socialiste, où des élections régionales anticipées sont organisées dimanche.

«Je suis venu avec la colonne d'Andalousie, en bus, cinq bus, avec 55 personnes (...) C'est une journée pour revendiquer nos droits», disait ce militant appartenant à une association se mobilisant contre les expulsions.

«Je vais voter Ciudadanos ou Podemos», a-t-il déclaré en évoquant les deux partis du centre droit et d'extrême gauche qui menacent le bipartisme en place en Espagne depuis plus de trente ans.

Changement espéré

Dans la foule des marcheurs ondoyaient des drapeaux républicains (rouge-jaune-mauve), de l'Andalousie (vert et blanc), de syndicats, de partis de gauche, ou encore du Chili, avec une image du révolutionnaire Che Guevarra.

Pilar Garcia Dorado, de 54 ans, arbore elle un drapeau républicain et un autocollant de Podemos. «Dans la vie, je lutte et je travaille», résume cette commerciale, arrivée de Talavera, près de Tolède. «J'espère que le changement va commencer dans ce pays», disait-elle.

(AFP)

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