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BrésilDes milliers de Brésiliens à la Gay pride de Rio

Des milliers de Brésiliens participaient à la 19e Gay pride sur la plage de Copacabana, placée sous la devise «Un million de voix!» contre l'homophobie dans un pays qui détient le record de meurtres d'homosexuels.

Des dizaines de milliers de Brésiliens participaient à la 19e Gay pride sur la plage de Copacabana.

Des dizaines de milliers de Brésiliens participaient à la 19e Gay pride sur la plage de Copacabana.

Keystone

Plus d'un million de gays, lesbiennes, travestis, transsexuels et sympathisants étaient attendus pour le défilé, a indiqué l'un des organisateurs, Gil Pires, à la presse.

Le mouvement qui symbolise la lutte pour l'égalité des droits a «pour principal objectif de donner plus de visibilité à une partie de la société qui augmente de jour en jour», a souligné Gil Pires cité par le site d'information G1 de Globo.

Le début du défilé était prévu à 15h locales (18h en Suisse) mais dès le matin plus de 200'000 préservatifs et 100'000 gels lubrifiants ont été distribués sur le bord de mer, a indiqué le secrétariat municipal à la Santé.

«Il est important que la population comprenne ses droits et qu'elle s'exprime contre l'homophobie. Le pays est celui qui enregistre le plus de meurtres d'homosexuels», a dit Carlos Tufvesson, l'un des responsables du mouvement.

Champion des crimes homophobes

Le Brésil a enregistré 312 meurtres d'homosexuels, travestis et transsexuels en 2013, soit 7,7% de moins par rapport à l'année précédente, mais ils donnent au pays la palme de «champion du monde des crimes homophobes», selon Groupe Gay de Bahia (GGB).

Au total 40% des crimes commis en Amérique du Sud contre les homosexuels, les travestis et les transsexuels, le sont au Brésil.

Un projet de loi pour punir l'homophobie se heurte depuis des années à la résistance des courants catholiques et évangélistes au Parlement.

En 2011, l'union stable de couples homosexuels a été reconnue par la Cour suprême, qui leur a garanti les mêmes droits qu'aux couples hétérosexuels.

En 2013, la justice a même estimé que les institutions publiques qui célébraient des mariages n'avaient pas le droit de refuser les couples homosexuels.

(AFP)

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