22.10.2016 à 15:53

AmsterdamDes milliers de contestataires contre le CETA

Quelque 6000 personnes ont manifesté ce samedi à Amsterdam pour déclarer leur soutien à la Wallonie.

Photo d'illustration.

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AFP

La communauté francophone de Belgique est pour l'instant opposée au Ceta et bloque la signature de ce traité de libre-échange entre l'UE et le Canada, ont indiqué les organisateurs.

Cette manifestation a lieu alors que le Canada a exhorté samedi l'UE «à finir son job» sur le Ceta, au lendemain de l'échec des négociations entre la Wallonie, hostile à l'accord en l'état, et Ottawa.

«Les Wallons ont mené un bon débat de fond et ont, tout comme nous, décidé que cet accord n'était pas encore assez bon. Nous sommes reconnaissants envers les Wallons. Via leur résistance, nous pouvons continuer à plaider aussi aux Pays-Bas pour un commerce véritablement honnête et durable», a déclaré Jurjen van den Bergh, coordinateur de la coalition TTIPAlarm, cité dans un communiqué.

Rassemblés sur la Museumplein, vaste place où se trouve le célèbre Rijksmuseum, «des agriculteurs, entrepreneurs, membres de syndicats, jeunes, consommateurs, scientifiques, juristes et militants pour le climat et les animaux de tout le pays» ont dénoncé le Ceta, le traité transatlantique entre les Etats-Unis et l'UE (TTIP ou Tafta), et l'Accord sur le commerce des services (ACS ou TiSA), a précisé le communiqué.

«Notre monde n'est pas à vendre»

Après des discours, les manifestants ont défilé dans la ville, arborant les slogans «Notre monde n'est pas à vendre», «Notre avenir n'est pas une marchandise» et «Arrêtez les mauvais traités commerciaux», d'après les images diffusées sur les réseaux sociaux.

«Le gouvernement néerlandais et la Commission européenne placent les intérêts des multinationales au-dessus de ceux des citoyens et de la société et c'est inacceptable! Ces accords sont une menace pour notre Etat de droit, notre santé publique et notre environnement», a expliqué M. Van den Bergh.

«S'ils sont signés une fois, nous en sortirons difficilement. Nous pouvons encore les arrêter, mais cela doit être maintenant», a-t-il ajouté.

(ats)

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