Actualisé

FranceDes milliers de manifestants contre les réformes

Paris, Lyon, Marseille, Le Havre, ... des salariés sont descendus dans la rue dans le cadre de la journée d'action syndicale

1 / 8
Des centaines de manifestants avaient ouvert la journée d'action syndicale dans la matinée au Havre en bloquant les accès à la ville et à la zone portuaire. (8 octobre 2015)

Des centaines de manifestants avaient ouvert la journée d'action syndicale dans la matinée au Havre en bloquant les accès à la ville et à la zone portuaire. (8 octobre 2015)

Charly Triballeau, AFP
A Lyon, 3000 manifestants se sont rassemblés, selon les chiffres de la police. (8 octobre 2015)

A Lyon, 3000 manifestants se sont rassemblés, selon les chiffres de la police. (8 octobre 2015)

Jeff Pachoud, AFP
CGT, FSU, Solidaires, l'Unef et l'Unel avaient appelé à l'action syndicale.  (8 octobre 2015)

CGT, FSU, Solidaires, l'Unef et l'Unel avaient appelé à l'action syndicale. (8 octobre 2015)

Pascal Pavani, AFP

«Non à la loi Macron, au travail du dimanche, à la réforme du code du travail»: des milliers de salariés sont descendus jeudi dans la rue à l'appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires, pour réclamer des hausses de salaires et défendre l'emploi. Deux organisations de jeunesse, l'Unef et l'Unel, ont également appelé à la mobilisation.

Malgré les appels à la grève qui devaient permettre aux salariés de rejoindre les manifestations, très peu de perturbations ont été constatées dans les transports et l'éducation. Les taux de grévistes étaient de 12% dans le transport ferroviaire et de 1,6% chez les enseignants.

Des manifestations ont eu lieu dès la matinée en régions.

Un cortège en marche à Paris

A Paris, où FO a rejoint le mouvement, le cortège s'est élancé en début d'après-midi vers la Nation. Les manifestants brandissaient des pancartes comme «La santé n'est pas à vendre», «L'austérité tue l'université», «A poil les DRH!» ou «Hollande, tu fais monter le FN».

«Globalement toutes les lois» du gouvernement «sont des lois de régression sociale et de remise en cause du modèle social français», a affirmé Virginie Gensel, membre de la direction de la CGT, au départ du défilé.

Pour faire passer ses réformes, le gouvernement «ne prend pas en compte la démocratie», a accusé la responsable de la CGT.

Elle a rappelé le recours à l'article 49/3 de la Constitution pour la loi Macron et le passage en force pour l'application de l'accord minoritaire sur les fonctionnaires. Le Premier ministre Manuel Valls a ainsi décidé la semaine dernière d'appliquer l'accord sur la rémunération des fonctionnaires, bien qu'il n'ait pas recueilli les 50% de voix nécessaire

3000 manifestants à Lyon

«Non à l'austérité et à la loi Macron, pour plus d'emplois, de salaires, de protection sociale», lisait-on sur la banderole déployée par des manifestants à Lyon, au nombre de 3000, selon la police.

«Où t'es l'emploi, où t'es?», chantaient des militants lyonnais sur le thème de la chanson de Stromae «Papaoutai». Une banderole rouge CGT Educ'action à la main, Jean-Pierre Couquet, professeur de maths-physique défile car «les salaires sont bloqués depuis cinq ans» et «nos conditions de travail n'ont pas bougé». Gérard Rambaud, infirmier, dénonce une «fonction publique étranglée».

«On en a marre de la chienlit généralisée organisée par le patronat», lance un manifestant au haut parleur en allusion au terme employé par le président du parti Les Républicains Nicolas Sarkozy à l'encontre de syndicalistes d'Air France.

Aux quatre coins de la France

Au Havre (Seine-Maritime), plusieurs centaines de manifestants, principalement des cégétistes, ont bloqué entre 7 heures et 10 heures les entrées de la ville, provoquant des kilomètres d'embouteillage. Des dockers CGT empêchaient le passage des poids-lourds vers les terminaux du port.

A Marseille, 2400 salariés, selon la police (15'000 selon la CGT) , - personnels des hôpitaux, dockers, fonctionnaires - se sont rassemblés en fin de matinée au Vieux-Port, sous la bannière de la CGT. «Dans le code du travail, il n'y a déjà pas énormément» pour protéger les salariés précaires, «ce qu'ils font c'est la fin de tout», dénonce Frank Gaulin, délégué CGT chez Carrefour.

«Et si le code du travail est si volumineux, c'est parce qu'il est plein de dérogations en faveur des employeurs», lance une responsable CGT Patricia Lozano. «Avec la loi Macron, on va travailler encore plus de dimanches», se désolé Christine Taraga, délégué CGT Carrefour.

Quelque 600 personnes, selon la police, un millier, selon la CGT, - en majorité agents de services publics, retraités et comité de défense de chômeurs - ont battu le pavé à Caen pour le «retrait du plan d'austérité» et le «retrait de la loi Macron», a constaté une journaliste de l'AFP.

À Auch (Gers), 250 personnes selon la police et 400 selon les syndicats, ont défilé. Elles étaient 500 à Cherbourg, 700 à Rennes, 300 à Béziers.

La précédente journée d'action syndicale unitaire, le 9 avril, à laquelle avait participé également Force ouvrière, avait rassemblé, selon la CGT, 300'000 personnes dans tout le pays et 120'000 à Paris (32'000, selon la police).

(ats, afp)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!