17.12.2016 à 10:01

SyrieDes milliers de personnes attendent toujours à Alep

Il resterait environ 40'000 civils dans le réduit rebelle d'Alep et de 1500 à 5000 combattants avec leurs familles.

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Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Keystone
Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Keystone

Des milliers de rebelles et de civils attendaient samedi, dans le froid et dans la faim, la reprise des évacuations des derniers quartiers rebelles d'Alep, a constaté l'AFP. Ces opérations ont été suspendues la veille par le régime de Bachar el-Assad.

Un responsable rebelle a indiqué qu'un accord pour la reprise des opérations avait été trouvé. Toutefois, aucune confirmation n'a été donnée par le régime.

Il resterait environ 40'000 civils dans le réduit rebelle d'Alep et de 1500 à 5000 combattants avec leurs familles, selon l'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura.

Déjà 8500 évacuations

Dans le quartier d'Al-Amiriyah, encore tenu en partie par les insurgés, des milliers de personnes ont passé la nuit dans les ruines des immeubles alentours dans l'attente d'une possible reprise des opérations. Les habitants sont privés d'eau potable et de nourriture et subsistent en mangeant des dattes.

Ils ont dormi dans les rues ou dans les immeubles ravagés, à même le sol, devant supporter une température qui avoisinait les -6 degrés. S'attendant à un départ imminent, un grand nombre d'entre eux avaient en effet brûlé leurs possessions pour éviter qu'elles ne tombent entre les mains du régime, a constaté l'AFP.

Mais l'armée syrienne a suspendu vendredi les évacuations en accusant les rebelles de «ne pas respecter les conditions de l'accord». Une source militaire a affirmé que les insurgés avaient «ouvert le feu et voulu sortir des armes moyennes et prendre des otages».

Depuis jeudi, environ 8500 personnes, dont 3000 combattants, ont été évacuées vers des territoires sous contrôle rebelle à l'ouest d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

(ats)

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