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RiyadDes missiles saoudiens pointés sur l'Iran et Israël

L'Arabie saoudite aurait des missiles balistiques orientés vers l'Iran et Israël, installés sur une base secrète dans le désert, a affirmé jeudi un groupe de consultants spécialisés dans la défense.

L'Arabie saoudite a exprimé à plusieurs reprises ses craintes vis-à-vis des velléités nucléaires de l'Iran. Photo prétexte.

L'Arabie saoudite a exprimé à plusieurs reprises ses craintes vis-à-vis des velléités nucléaires de l'Iran. Photo prétexte.

Des images satellites montrent des rampes de lancement de missiles avec des marques pointées vers des cibles iraniennes potentielles et d'autres vers des emplacements possibles en Israël, a affirmé l'étude de IHS Jane Intelligence Review.

Si ces informations étaient confirmées, cette base installée au coeur du désert saoudien serait la troisième du genre identifiée en Arabie saoudite.

«Notre étude nous indique que cette base est partiellement ou totalement opérationnelle avec des rampes de lancement de missiles pointées vers Israël et l'Iran», a déclaré Robert Munks, le rédacteur en chef adjoint du groupe.

Cette base pourrait également fonctionner comme un centre d'entraînement et de stockage, selon la même source.

«Nous ne pouvons pas être certains que les missiles sont pointés spécifiquement sur Tel-Aviv et Téhéran, mais s'ils devaient être tirés, on peut s'attendre à ce qu'ils visent de grandes villes», a ajouté Munks.

«Nous ne voulons pas tirer trop de conclusions sur la stratégie saoudienne mais clairement, l'Arabie saoudite n'entretient pas de bonnes relations avec l'Iran ou Israël», a-t-il également dit.

L'Arabie saoudite, peuplée de musulmans sunnites, a exprimé à plusieurs reprises ses craintes vis-à-vis des velléités nucléaires de l'Iran, à majorité chiite. Le royaume a également dénoncé la capacité nucléaire d'Israël.

Selon Robert Munks, une base de lancement de missiles comme celle-ci pourrait également être utile si l'Arabie saoudite décidait d'acquérir des armes nucléaires, comme cela avait été suggéré en 2011 par l'ancien chef des services secrets, le Prince Turki al-Faisal.

(AFP)

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