16.04.2016 à 17:49

Belgique«Des musulmans ont dansé après les attentats»

Lors d'une interview publiée samedi, le nationaliste flamand Jan Jambon a mis en cause la politique d'intégration de la communauté musulmane.

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La Belgique a demandé à la France de lui remettre Salah Abdeslam, seul terroriste vivant des attentats de Paris de novembre 2015. Elle veut le juger dans le cadre d'un autre procès. (Vendredi 27 octobre 2017)

La Belgique a demandé à la France de lui remettre Salah Abdeslam, seul terroriste vivant des attentats de Paris de novembre 2015. Elle veut le juger dans le cadre d'un autre procès. (Vendredi 27 octobre 2017)

AFP
La justice belge a inculpé un nouveau suspect en lien avec les attentats ayant fait 32 morts dans le centre et à l'aéroport de Bruxelles, le 22 mars 2016. (Mercredi 11 octobre 2017)

La justice belge a inculpé un nouveau suspect en lien avec les attentats ayant fait 32 morts dans le centre et à l'aéroport de Bruxelles, le 22 mars 2016. (Mercredi 11 octobre 2017)

AFP
Deux djihadistes présumés arrêtés mardi en Espagne ont admis qu'ils se trouvaient à l'aéroport de Bruxelles lors des attentats meurtriers de mars 2016, mais nient toute participation à l'attaque. (Jeudi 27 avril 2017)

Deux djihadistes présumés arrêtés mardi en Espagne ont admis qu'ils se trouvaient à l'aéroport de Bruxelles lors des attentats meurtriers de mars 2016, mais nient toute participation à l'attaque. (Jeudi 27 avril 2017)

Keystone

Le ministre belge de l'Intérieur affirme que la politique d'intégration des étrangers en Belgique a échoué, y voyant pour preuve le fait qu'«une partie significative de la communauté musulmane a dansé à l'occasion des attentats», dans un entretien samedi avec le quotidien flamand «De Standaard».

Cette figure de proue de la Nouvelle alliance flamande (N-VA), parti qui est un pilier de la coalition de droite au pouvoir depuis octobre 2014, ne précise pas à quels attentats il fait allusion, ceux de Paris en 2015 (130 morts le 13 novembre) ou ceux de Bruxelles le 22 mars (32 morts).

Et M. Jambon d'enchaîner : «ils ont jeté des pierres et des bouteilles en direction de la police et de la presse au moment de l'arrestation de Salah Abdeslam (le seul survivant des commandos djihadistes du 13 novembre à Paris, interpellé le 18 mars dans sa commune bruxelloise de Molenbeek, ndlr). C'est ça le vrai problème».

«Appeler un chat un chat»

«Les terroristes, on peut les arrêter, les écarter de la société. Mais ils ne sont qu'une pustule. En dessous se trouve un cancer beaucoup plus difficile à traiter. Nous pouvons le faire, mais pas du jour au lendemain», assure encore le ministre, qui revendique de dépasser «la pensée politiquement correcte» et d'«appeler un chat un chat».

Il explique aussi que le «danger» lié à la radicalisation de jeunes issus des troisième et quatrième générations de l'immigration a désormais «trop profondément pris racine» dans certains quartiers, car la Belgique «a ignoré pendant des années les signaux de détresse».

Après les attentats du 13 novembre, Jan Jambon avait créé la polémique en promettant de «nettoyer Molenbeek», quand il était apparu que plusieurs membres des commandos ayant frappé Paris étaient issus de cette commune qui a désormais la réputation d'être un des principaux foyers du jihadisme en Europe.

(AFP)

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