30.10.2018 à 23:53

NicaraguaDes opposantes rouées de coups en prison

Des organisations de défense des droits de l'homme affirment que 17 opposantes ont été frappées à l'aide de matraques en prison.

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L'opposition nicaraguayenne a annoncé mardi la formation d'une large «Coalition nationale» pour affronter le parti du président Daniel Ortega aux élections de 2021. (Mercredi 26 février 2020)

L'opposition nicaraguayenne a annoncé mardi la formation d'une large «Coalition nationale» pour affronter le parti du président Daniel Ortega aux élections de 2021. (Mercredi 26 février 2020)

Keystone
La Suisse demande au Nicaragua d'arrêter d'intimider et d'attaquer les défenseurs des droits humains, après l'assassinat récent de trois ex-manifestants. (Mardi 10 septembre 2019)

La Suisse demande au Nicaragua d'arrêter d'intimider et d'attaquer les défenseurs des droits humains, après l'assassinat récent de trois ex-manifestants. (Mardi 10 septembre 2019)

Après un premier groupe lundi d'une cinquantaine de prisonniers amnistiés, 56 opposants ont été remis mardi au CICR. (11 juin 2019)

Après un premier groupe lundi d'une cinquantaine de prisonniers amnistiés, 56 opposants ont été remis mardi au CICR. (11 juin 2019)

AFP

Dix-sept militantes de l'opposition au président nicaraguayen Daniel Ortega ont été rouées de coups vendredi dernier dans leurs cellules par des hommes armés de matraques, ont dénoncé mardi des organisations de défense des droits de l'homme.

Les femmes ainsi molestées ont des «lèvres éclatées, des traces de coups, des ecchymoses sur tout le corps», a indiqué dans un tweet l'ancienne guérillera sandiniste Dora Téllez, passée à l'opposition. Elle a accusé le gouvernement d'être l'instigateur de cet «acte lâche et criminel».

«Des hommes vêtus de noir, armés de matraques semblables à celles utilisées par les paramilitaires pour réprimer les manifestations» ont fait irruption dans la nuit de vendredi à samedi dans les cellules de la prison pour femmes La Esperanza, dans la banlieue de Managua, a déclaré Julio Montenegro, avocat de l'ONG Commission permanente des droits de l'homme (CPDH) à la télévision locale 100% Noticias.

Punition

Selon le Comité Pour la Liberté des Prisonniers Politiques, qui regroupe les proches de 558 manifestants arrêtés, cette expédition avait pour but de punir les prisonnières pour avoir tenté d'empêcher le transfert d'une codétenue, Irlanda Jerez, dans une prison pour hommes.

Daniel Esquivel, époux d'Irlanda Jerez, a assuré qu'environ 70 hommes avaient alors frappé «sauvagement» les prisonnières qui faisaient la chaîne pour empêcher le transfert. Selon lui, les autorités pénitentiaires reprochent en outre aux détenues de chanter l'hymne national, d'utiliser les couleurs blanc et bleu du drapeau nicaraguayen et d'utiliser du rouge à lèvres, tous devenus des signes de ralliement de l'opposition.

Les manifestations de l'opposition, qui ont commencé il y a six mois contre une réforme des retraites ensuite abandonnée, ont donné le coup d'envoi d'un mouvement pour réclamer le départ du président Ortega et de son épouse et vice-présidente Rosario Murillo.

(AFP)

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