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SécuritéDes partisans tibétains arrêtés à Berne

La visite officielle, aujourd'hui à Berne, du premier ministre chinois, Li Keqiang, est placée sous haute surveillance. En milieu d'après-midi, au moins deux partisans tibétains ont été arrêtés par la police bernoise à proximité du Palais fédéral.

par
Lise Bailat
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La police contrôle des manifestants sur la Place fédérale.

La police contrôle des manifestants sur la Place fédérale.

Keystone
Des manifestants tibétains crient leur colère contre la venue du Premier ministre chinois, Li Keqiang.

Des manifestants tibétains crient leur colère contre la venue du Premier ministre chinois, Li Keqiang.

Keystone
Manifestants tibétains.

Manifestants tibétains.

Keystone

La visite du premier ministre chinois Li Keqiang ne fait pas que des heureux. Pas de grande manifestation sur la Place fédérale aujourd'hui vu qu'elle n'y était pas autorisée. Mais en milieu d'après-midi, les badauds ont pu entendre des cris "Free Tibet", provenant de derrière une barrière métallique noire dressée sur la place. Ils venaient d'hommes plaqués au sol par la police cantonale bernoise, à proximité immédiate du Palais fédéral, des hommes emmenés peu après dans une fourgonnette de police.

Si les visites officielles de représentants chinois en Suisse sont rares, elles sont placées sous haute protection depuis 1999. Cette année-là, le président chinois Jiang Zemin était arrivé au Palais fédéral sous les huées d'une foule de partisans de la cause tibétaine. Fâché, il avait fortement critiqué la Suisse lors de la partie officielle, avant de retrouver peu à peu le sourire, aidé par les paroles apaisantes du conseiller fédéral Adolf Ogi.

Aujourd'hui, impossible de voir le premier ministre chinois Li Keqiang en chair et en os à Berne. Le protocole de sa venue est entouré d'un fort secret. Le premier ministre a choisi la Suisse comme premier pays européen pour une visite officielle. Il doit profiter de sa venue pour signer un document ouvrant la base d'un accord de libre-échange entre Berne et Pékin.

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