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Grève prolongéeDes points de la réforme SNCF «pas négociables»

Le premier ministre français a fait le point avant sa rencontre avec les syndicats de cheminots français.

Le premier ministre français promet un discours de fermeté lundi sur certains points «non négociables» de sa réforme sur la SNCF. (photo d'archive)

Le premier ministre français promet un discours de fermeté lundi sur certains points «non négociables» de sa réforme sur la SNCF. (photo d'archive)

Keystone

Le premier ministre français Edouard Philippe a dit aborder sa rencontre avec les syndicats de cheminots lundi dans «un état d'esprit très ouvert et en même temps très ferme». Il a répété que certains points de la réforme de la SNCF ne sont «pas négociables».

Il y a «des éléments à discuter et d'autres sur lesquels on ne discutera pas», a déclaré vendredi Edouard Philippe sur «France Bleu Berry». «Nous ne reviendrons pas sur l'ouverture à la concurrence, nous ne reviendrons pas sur la réorganisation de l'entreprise et sur la fin du recrutement au statut». «Nous l'avons dit, je le répète».

«Il y a des choses qui sont à la fois très claires et qui ne sont pas négociables. On l'a dit au début de la réforme et je ne vois pas pourquoi on ne le dirait plus maintenant alors même que l'Assemblée nationale s'est prononcée et a voté à une écrasante majorité le projet de loi qu'on lui proposait», a-t-il ajouté.

Dette et qualité

«En même temps», a-t-il poursuivi, «il y a encore des sujets à discuter comme les modalités de reprise de la dette». Sur cette «question extrêmement importante», «il y a une discussion à avoir» avec les syndicats, mais aussi «avec la direction de la SNCF, avec les associations d'usagers, et il faudra en discuter au Parlement, à l'Assemblée nationale et au Sénat», a-t-il ajouté.

Selon lui, la réforme prévue «est nécessaire pour améliorer la qualité de service ferroviaire», a-t-il conclu. Les syndicats ont accepté l'invitation d'Edouard Philippe qui les recevra, avec la ministre des Transports Elisabeth Borne, un par un, lundi à Matignon.

Le numéro un de la CGT Philippe Martinez attend «des choses précises» sur la reprise de la dette de la SNCF par l'Etat, alors que l'exécutif s'est jusqu'à présent refusé à chiffrer la part de cette énorme dette que reprendra Bercy.

Vers la poursuite

Une nouvelle séquence de grève de deux jours s'est déroulée jeudi et vendredi pour critiquer le projet gouvernemental de réforme du système ferroviaire. Le taux de grévistes s'est élevé vendredi à 17,12%, un chiffre du même ordre que lors de précédentes journées de grève, selon les données communiquées par la direction.

Ce taux a globalement diminué par rapport à jeudi (18,15%) malgré un léger regain de participation chez les conducteurs (63% contre 56,7%) et les contrôleurs (58,9% contre 53,1%).

La direction SNCF a annoncé que le trafic redeviendra progressivement normal samedi, mais que «des perturbations pourront subsister en début de matinée», le septième épisode de grève finissant à 7h55.

(ats)

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