Etats-Unis: Des proches de victimes veulent réguler les armes

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Etats-UnisDes proches de victimes veulent réguler les armes

Les familles de victimes demandent une nouvelle fois au Congrès d'encadrer l'accès aux armes à feu.

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Alors que le troisième anniversaire de la tuerie de Newtown approche, le 10 décembre 2015, des proches de victimes d'armes à feu ont organisé une conférence de presse à Washington pour demander de nouveau au Congrès de réguler l'accès aux armes à feu. Evoquant les récentes tueries du Colorado et de Californie, ils parlent 'd'épidémie'. (10 décembre 2015)

Alors que le troisième anniversaire de la tuerie de Newtown approche, le 10 décembre 2015, des proches de victimes d'armes à feu ont organisé une conférence de presse à Washington pour demander de nouveau au Congrès de réguler l'accès aux armes à feu. Evoquant les récentes tueries du Colorado et de Californie, ils parlent 'd'épidémie'. (10 décembre 2015)

AFP
Les proches des victimes d'armes à feu s'étaient déjà réunies à la même date en 2014 pour délivrer le même message. Les républicains ont bloqué au Congrès ces dernières années toutes les propositions de réforme concernant la régulation des armes à feu, dont la possession est considérée comme un droit fondamental. (10 décembre 2014)

Les proches des victimes d'armes à feu s'étaient déjà réunies à la même date en 2014 pour délivrer le même message. Les républicains ont bloqué au Congrès ces dernières années toutes les propositions de réforme concernant la régulation des armes à feu, dont la possession est considérée comme un droit fondamental. (10 décembre 2014)

AFP
Le 17 décembre 2012 novembre ont eu lieu les premières inhumation des victimes. (décembre 2012)

Le 17 décembre 2012 novembre ont eu lieu les premières inhumation des victimes. (décembre 2012)

Reuters

Des dizaines de proches de victimes d'armes à feu ont exhorté jeudi le Congrès américain à légiférer pour restreindre l'accès aux armes, à quatre jours de l'anniversaire du massacre de l'école Sandy Hook de Newtown en 2012.

«Nous n'abandonnerons jamais», dit Natasha Christopher, dont le fils Akeal a été abattu à Brooklyn en 2012, le jour de ses 14 ans. «J'ai deux autres enfants, je ne veux pas en enterrer un autre».

Présentant des photographies de leurs proches disparus, les familles étaient venues pour une énième conférence de presse au Capitole, entourées de parlementaires démocrates révulsés par ce qu'ils qualifient d'épidémie de violence par armes à feu, et l'inaction de la majorité républicaine du Congrès.

«Silence complice du Congrès»

«Cette institution est-elle si insensible qu'elle peut regarder ces familles dans les yeux et ne faire absolument rien?» a lancé le sénateur Chris Murphy, qui représente le Connecticut, où se trouve l'école Sandy Hook. L'établissement a été démoli pour être reconstruit. Vingt-six personnes, dont 20 enfants, étaient mortes sous les balles d'un jeune déséquilibré qui s'était ensuite suicidé.

«Il est temps (...) de mettre fin au silence complice du Congrès», a-t-il dit, la gorge nouée.

Toutes les tentatives de réforme pour, par exemple, interdire les armes d'assaut ou généraliser les vérifications d'antécédents avant les ventes d'armes sur internet ont échoué depuis trois ans, refusées par la majorité républicaine sous pression du lobby des armes.

Eternels arguments

Les démocrates tentent de raviver la question depuis les attaques de San Bernardino (14 morts) la semaine passée. Ils ont proposé une mesure qui interdirait aux personnes figurant sur les listes de suspects terroristes ou d'interdiction de voler d'acheter des armes à feu, mais les républicains ont rejeté le texte. Ils dénoncent l'absence de garde-fous pour priver un individu de ce qu'ils considèrent comme un droit fondamental protégé par la Constitution, et craignent de créer un précédent.

Les alliés de Barack Obama voudraient aussi supprimer l'interdiction légale, votée en 1996 par le Congrès, faite aux instituts de recherche publics d'étudier les causes de la violence par armes à feu.

(AFP)

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