France – Des «quéquettes» et «foufounes» sucrées font polémique
Publié

FranceDes «quéquettes» et «foufounes» sucrées font polémique

À Angers, une pétition a été lancée contre La Quéquetterie, dont les pâtisseries sont jugées pornographiques.

par
R.M.
Voilà à quoi ressemblent les «quéquettes» et «foufounes» vendues à Angers.

Voilà à quoi ressemblent les «quéquettes» et «foufounes» vendues à Angers.

Facebook/La Quéquetterie

L’enseigne La Quéquetterie vient d’ouvrir un magasin dans le centre-ville d’Angers, dans le Maine-et-Loire. Elle propose des pancakes en forme de «quéquette» et de «foufoune», baptisés «Happy Bite Day», «Sexy Coconut» ou encore «Sugar Daddy». Or ça choque certains habitants, qui exigent une intervention du maire.

Ces derniers ont lancé une pétition en ligne intitulée «Protégez nos enfants de la pornographie», rapporte «Le Parisien». «La loi exige de protéger les mineurs de toute représentation pornographie, qui nous le savons, fait des ravages chez les enfants», peut-on lire. Et de fustiger une enseigne qui vend «des crêpes et des gaufres en formes dorganes sexuels, avec pignon sur rue, vitrine dégagée et logo explicite en plein centre-ville». Elle a été signée par quelque 650 personnes, dont probablement beaucoup de proches des milieux catholiques conservateurs, selon le quotidien français.

«Dans la rue avec un pénis dans la main!»

«Les clients sortent dans la rue avec leur pénis dans la main!», s’indigne Étienne Cazaban, le père de famille à l’origine de la pétition. La Quéquetterie est proche de l’école et du lycée privés du Sacré-Cœur. Or, plaide-t-il, une loi interdit l’installation, «à moins de 200 m d’un établissement d’enseignement», d’une boutique de vente «d’objets à caractère pornographique». Étienne Cazaban envisage donc de saisir la justice. Mais si c’était le cas, pas sûr que cette dernière estime que ces «quéquettes» soient des «objets à caractère pornographique».

«Des polémiques comme ça, on s’en passerait! Beaucoup de gens ont pensé que ça allait être ostentatoire mais on ne voit rien. Je me suis assuré qu’il n’y avait pas d’exhibitionnisme», commente de son côté Stéphane Pabritz, adjoint au maire en charge des commerces. Pour lui il n’y a donc pas de problème.

Avant Angers, La Quéquetterie avait ouvert des enseignes à Paris, Montpellier et Toulouse, sans susciter de controverses. Pour la fondatrice Taziana Jurdi ses pâtisseries n’ont rien d’«obscène» ni de «vulgaire». «C’est un concept rigolo, on apporte du fun, de la bonne humeur», plaide-t-elle.

«Le Parisien» a encore interrogé une dizaine d’ados sur place et aucun ne s’est montré choqué. Ils sont même manifestement plutôt conquis.

Votre opinion