Bienne - Des radars sont réclamés dans les quartiers

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BienneDes radars sont réclamés dans les quartiers

Les parlementaires biennois ont débloqué un crédit nécessaire pour mieux mesurer la vitesse.

par
Vincent Donzé
L’association «Bruit routier – Quartier résidentiel Gurzelen» veut faire entendre sa voix.

L’association «Bruit routier – Quartier résidentiel Gurzelen» veut faire entendre sa voix.

Lematin.ch/Vincent Donzé

Des initiatives antibruit et anti-vitesse naissent dans les quartiers, à Bienne. «Nous sommes accablés par le bruit de la circulation», proclame une association créée à la Champagne. Ses membres ont décelé le bruit «inutile, excessif et évitable» des moteurs privés.

«À des intervalles de plus en plus courts, les conducteurs laissent rugir les moteurs et roulent devant les propriétés pendant de plus longues périodes, souvent accompagnés par la musique du système de sonorisation», s’énervent les pétitionnaires, en relevant «des accélérations inutiles directement devant les appartements et les chambres à coucher».

Le non-respect du 50 km/h met en danger les élèves de l’école primaire. La solution? Des contrôles de vitesse réguliers sur la Rue du Faucon et la Rue Jakob-Stämpfli, mais aussi une limitation de vitesse à 30 km/h et l’utilisation de flashes sonores avec déclencheur photo.

Des radars sont posés dans les quartiers, ici au chemin Vert, mardi dernier.

Des radars sont posés dans les quartiers, ici au chemin Vert, mardi dernier.

Lematin.ch/Vincent Donzé

Cette semaine, sans se prononcer sur cette pétition, le Conseil de ville a accepté un crédit pour l’achat de nouvelles caméras servant à la surveillance de la vitesse sur les routes et du respect des feux de signalisation. Le Conseil municipal a justifié cet achat par un accroissement de la sécurité, mais aussi par l’augmentation des recettes perçues à travers la distribution d’amendes, soit 567 000 francs par an.

L’UDC Luca Francescutto (UDC) a dénoncé cette méthode qualifiée de «honteuse»: «Cet achat ne sert qu’à remplir les caisses de la Ville», a-t-il déclaré, selon «Le Journal du Jura». Anna Tanner (SP) a justifié l’achat de nouvelles infrastructures: «Les automobilistes ont peut-être mémorisé les endroits où sont placées les caméras. Il faudrait peut-être songer à modifier les emplacements», a-t-elle suggéré.

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