Berne: Des restaurants ouverts à midi pour les ouvriers
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BerneDes restaurants ouverts à midi pour les ouvriers

La Commission de l’économie et des redevances du National demande que les établissements soient considérés comme des cantines immédiatement. Le Conseil fédéral doit trancher.

par
Eric Felley
Les parlementaires estiment que durant la pause de midi, les ouvriers doivent pouvoir se restaurer au chaud.

Les parlementaires estiment que durant la pause de midi, les ouvriers doivent pouvoir se restaurer au chaud.

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Depuis le début janvier, la situation des ouvriers sur les chantiers était catastrophique durant les pauses. Alors que tous les restaurants sont fermés, tous devaient trouver des solutions de rechange, manger dans des cabines ou dans la voiture ou parfois dehors au froid. Une pétition, lancée a mi-janvier par la conseillère nationale Monika Reger (UDC/OW), demandait que les ouvriers aient accès à des infrastructures chauffées ainsi qu’à des toilettes ou à l’électricité pendant leur pause.

La Commission de l’économie et des redevances a reçu le message. Elle a décidé mardi par 21 voix contre 2 et 2 abstentions, «de permettre aux restaurants de fonctionner en tant que cantines durant le confinement». Ces exceptions doivent être autorisées «dès à présent, pour accueillir durant la pause de midi les ouvriers qui travaillent à l’extérieur. Les plans de protection en vigueur devront être respectés». Le Conseil fédéral devra se prononcer.

RHT: demandes rétroactives possibles

Autre décision importante pour les établissements touchés par le chômage partiel: «Par 21 voix contre 3 et 1 abstention, la commission recommande que les entreprises concernées par les mesures de fermeture décidée par les autorités, puissent, si elles ont omis de remettre à temps le préavis raccourci, le faire rétroactivement et automatiquement à compter de la date de fermeture de l’entreprise, comme cela était possible lors de première vague de l’épidémie au printemps 2020».

Des indemnités perdues en décembre et janvier

Elle constate que «La plupart des entreprises concernées par les décisions prises en décembre 2020, principalement des établissements de restauration, ont oublié cette obligation de préavis parmi toutes les autres mesures et réglementations qu’elles devaient prendre dans l’urgence. Cela a conduit à ce que de nombreuses entreprises ont dû respecter un délai de 10 jours les privant de droit à l’indemnité pour le mois de décembre et la moitié du mois de janvier».

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