10.11.2020 à 15:13

GenèveDes soignants positifs appelés à la rescousse par les HUG

La médecin cantonale de Genève a autorisé le personnel soignant qui a été testé positif au Covid-19 à reprendre le travail sous certaines conditions aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Rien n’est imposé au personnel médical qui a été testé positif au Covid-19.

Rien n’est imposé au personnel médical qui a été testé positif au Covid-19.

KEYSTONE

Afin de garantir le maintien des activités des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) en cette période de crise sanitaire, la médecin cantonale de Genève a autorisé le personnel soignant qui a été testé positif au Covid-19 à reprendre le travail sous certaines conditions. Ce choix se fait sur une base volontaire.

Rien n’est imposé au personnel médical, a indiqué mardi Laurent Paoliello, le porte-parole du département de la sécurité, de l’emploi et de la santé (DSES), confirmant une information révélée par «Le Courrier». Cette option avait déjà été utilisée lors de la première vague épidémique du printemps.

La personne testée positive ne peut reprendre son travail que sept jours après l’apparition des premiers symptômes de la maladie. Au-delà de ce délai, il n’existe quasiment plus de risque de contamination, alors que le risque de manquer de personnel est avéré, a relevé Laurent Paoliello. Une pesée d’intérêts a été faite.

À l’hôpital, les employés testés positifs qui sont de retour au travail doivent observer des règles strictes. Ils sont obligés, par exemple, de prendre seuls leur repas, dans une pièce aérée. La reprise du service n’est aussi autorisée que si la personne est asymptomatique ou présente peu de symptômes.

Situation tendue

Un courrier a été envoyé au personnel des HUG pour l’informer de cette possibilité de revenir à son poste. Il faut dire que la situation sanitaire à Genève est particulièrement tendue. Plus de 1200 collaborateurs des HUG ont été infectés par le virus. 638 personnes atteintes du Covid-19 sont hospitalisées dans le canton.

Interrogé par Le Courrier, le syndicat des services publics (SSP), pour sa part, ne comprend pas. «C’est inadmissible de faire travailler le personnel dans ces conditions», a critiqué Martin Malinovski. Selon le secrétaire syndical du SSP, la mesure met en danger les employés et les patients.

(ATS/NXP)

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