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BrésilDes souris perturbent une audition sur Petrobras

Des rongeurs ont été lâchés pendant une session parlementaire. Les députés débattaient du réseau de corruption touchant la compagnie pétrolière.

Le scandale Petrobras, la compagnie pétrolière publique brésilienne, touche des dizaines d'hommes politiques.

Le scandale Petrobras, la compagnie pétrolière publique brésilienne, touche des dizaines d'hommes politiques.

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Un lâcher de souris au cours d'une audition parlementaire relative au scandale de corruption Petrobras au Brésil a provoqué le chaos parmi les élus, le personnel de sécurité et les journalistes, dont ceux de l'AFP.

Quelques instants après l'entrée dans la salle du trésorier du Parti des travailleurs (PT, au pouvoir), Joao Vaccari, les rongeurs ont été lancés face à l'estrade où siégeaient les parlementaires dirigeant la commission enquêtant sur ces faits qui ébranlent la classe politique brésilienne et qui suscite un rejet massif de la population.

De couleur marron clair, les souris trottaient sur la moquette verte de la salle bondée devant un Joao Vaccari impassible, a constaté un journaliste de l'AFP.

Sous les cris des députés réclamant des agents de sécurité et demandant que la réunion ne se transforme pas «en cirque», une personne a été extraite de la salle par la force.

Jorge Sola, député du PT, a accusé le député suppléant Waldir Soares de Oliveira du PSDB (opposition) d'avoir organisé ce lâcher de souris avec un complice, ce que le mis en cause à nié.

Le calme est revenu quelques minutes plus tard, et la session au cours de laquelle doit être entendu le trésorier Joao Vaccari a repris.

Joao Vaccari est l'objet d'une enquête du parquet, soupçonné de corruption et financement illégal du parti qui dirige le Brésil depuis 12 ans.

Le scandale Petrobras, la compagnie pétrolière publique brésilienne, touche des dizaines d'hommes politiques ainsi que des responsables de l'entreprise et des firmes du BTP accusés d'avoir organisé un gigantesque réseau de corruption destiné notamment à financer les partis de la coalition de centre-gauche au pouvoir.

(AFP)

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