EgyptAir: Des sous-marins à la recherche des boîtes noires
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EgyptAirDes sous-marins à la recherche des boîtes noires

L'Egypte a envoyé «un sous-marin capable de descendre à 3000 mètres», a assuré le président Sissi. Il a réaffirmé qu'aucune hypothèse n'est pour l'heure privilégiée.

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L'hypothèse selon laquelle l'emballement thermique d'un iPhone ou d'un iPad aurait causé un incendie dans le cockpit de l'avion Egyptair qui s'est écrasé en mai 2016 est improbable, selon des experts. (Dimanche 19 mai 2019)

L'hypothèse selon laquelle l'emballement thermique d'un iPhone ou d'un iPad aurait causé un incendie dans le cockpit de l'avion Egyptair qui s'est écrasé en mai 2016 est improbable, selon des experts. (Dimanche 19 mai 2019)

Keystone
Le Bureau d'enquêtes et d'analyses français a annoncé privilégier l'hypothèse d'un incendie dans le poste de pilotage de l'avion d'EgyptAir qui s'est abîmé en mer en mai 2016, faisant 66 morts. (Vendredi 6 juillet 2018)

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses français a annoncé privilégier l'hypothèse d'un incendie dans le poste de pilotage de l'avion d'EgyptAir qui s'est abîmé en mer en mai 2016, faisant 66 morts. (Vendredi 6 juillet 2018)

Keystone
L'Egypte va commencer à rendre les restes des corps des victimes du crash du MS804 d'EgyptAir. L'appareil avait disparu des radars le 19 mai. (Samedi 31 décembre 2016)

L'Egypte va commencer à rendre les restes des corps des victimes du crash du MS804 d'EgyptAir. L'appareil avait disparu des radars le 19 mai. (Samedi 31 décembre 2016)

Les recherches se sont activement poursuivies ce week-end en Méditerranée trois jours après le crash du vol Paris- Le Caire d'EgyptAir pour localiser les précieuses «boîtes noires». Elles seules aideront peut-être à trancher entre la thèse de l'accident et celle de l'attentat.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi est intervenu pour rappeler qu'à ce stade «toutes les hypothèses sont possibles» et qu'aucune n'est privilégiée. Le ministre de l'Aviation civile avait évoqué la thèse de l'attentat le jour même de la catastrophe il y a trois jours mais, depuis, l'absence de revendication et l'émission d'alertes signalant de la fumée à bord et une défaillance du système de commandes de vol ont renforcé celle de l'incident technique.

Le vol MS804 s'est abîmé en mer Méditerranée dans la nuit de mercredi à jeudi avec 66 personnes à bord, dont 30 Egyptiens et 15 Français, après avoir soudainement disparu des écrans radars.

Les navires et avions des armées égyptienne et française continuaient de scruter la mer entre la Crête et la côte nord de l'Egypte, cherchant à localiser la carlingue de l'Airbus A320 et ses deux enregistreurs de vol, les «boîtes noires».

Premières photos

L'armée égyptienne avait repêché vendredi de premiers débris de l'appareil, un membre humain et des effets personnels des passagers et a publié samedi quelques photos: un sac à dos rose d'enfant, orné de papillons, un petit morceau de carlingue complètement déchiqueté, des revêtements de sièges lacérés et un gilet de sauvetage intact mais déplié. Un enfant et deux bébés figurent parmi les victimes.

«Depuis, ils ont repêché quelques autres débris mais aucun corps», a assuré à l'AFP dimanche un responsable du ministère de l'Aviation civile qui a requis l'anonymat. Mais les enregistreurs de vol, ou «boîtes noires», n'ont pas encore été repérés. Le «ping» des balises des deux enregistreurs n'émettra que 4 à 5 semaines dans l'eau, avant que leurs batteries ne soient épuisées.

Un sous-marin sollicité

La France a dépêché un patrouilleur de haute mer, l'«Enseigne de vaisseau Jacoubet», qui doit arriver lundi après-midi pour participer aux recherches sous-marines de la carlingue, des corps et des débris. Le ministère égyptien du Pétrole a également envoyé sur place «un sous-marin capable de descendre à 3000 mètres» pour localiser les boîtes noires, a assuré le président Sissi.

La révélation samedi que le système automatisé de l'appareil a émis, près de trois minutes durant, des alertes signalant de la fumée notamment à l'avant de l'appareil et des défaillances des systèmes électroniques gérant les commandes de vol, qui a réhabilité la thèse de l'incident technique. Même si rien n'exclut, selon les spécialistes, que la fumée soit la conséquence d'un incendie volontaire.

«Il est beaucoup trop tôt pour interpréter et comprendre les causes de l'accident tant que nous n'avons retrouvé ni l'épave, ni les enregistreurs de vol», a répété samedi à Paris le porte-parole du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), qui a dépêché en Egypte trois enquêteurs, aux côtés d'un expert d'Airbus.

(ats)

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