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BerneDes tests d'aptitude pour les taxis

La médiocrité de certains services de taxi bernois a focalisé l'attention politique et médiatique à plusieurs reprises ces dernières années. Mais une amélioration se profile...

par
Vincent Donzé
Keystone

En dépit des contrôles réguliers des polices industrielles communales, il apparaît que la qualité des services de taxi s'est particulièrement dégradée dans les centres urbains que sont Berne, Bienne et Thoune.

Le groupe de travail institué par le gouvernement a découvert qu'un nombre croissant de chauffeurs de taxi viennent d'autres communes pour offrir leurs services dans les centres urbains aux heures les plus lucratives, ce qui pose un double problème: ils encombrent les places de stationnement publiques, pourtant déjà rares, et ne répondent souvent pas aux critères stricts que les centres urbains posent en matière de connaissances des langues et de la localité.

Contrairement aux trois grandes villes du canton, de nombreuses communes d'agglomération ne réglementent pas ou peu l'activité de taxi et ne font, par exemple, pas passer de test d'aptitude aux futurs chauffeurs.

Mais tout va changer: face à la mauvaise qualité du service, le gouvernement bernois a annoncé son intention de renverser la tendance dès le 1er juin en révisant l'ordonnance sur les taxis. Toutes les communes devront désormais obligatoirement faire passer des tests d'aptitude aux futurs conducteurs et conductrices de taxi. Aujourd'hui, seules les grandes villes et certaines communes touristiques ou de banlieue en organisent.

De plus, avec la nouvelle réglementation, les chauffeurs de taxi ne devront plus seulement justifier de connaissances du territoire de leur commune d'emplacement ; ils devront connaître toute l'agglomération. Enfin, ils devront tous répondre aux mêmes exigences linguistiques. Autre point central: les communes devront notamment uniformiser les tests d'aptitude qu'elles font passer aux futurs chauffeurs de taxi.

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