28.05.2019 à 22:22

TennisDes têtes ont vacillé à Roland-Garros

La journée de mardi a failli coûter cher à Sacha Zverev et Naomi Osaka. Et Karlovic a gagné le match des «vieux».

Alexander Zverev et Naomi Osaka ont passé une journée difficile sur les courts parisiens.

Alexander Zverev et Naomi Osaka ont passé une journée difficile sur les courts parisiens.

Keystone

La No1 mondiale Naomi Osaka a flirté de très près avec la défaite mardi, et l'Allemand Alexander Zverev, 5e mondial, a lui ramé pendant 5 sets et plus de 4 heures: les deux têtes d'affiche s'en sont sorties mais ont eu du mal pour leur entrée à lice à Roland-Garros.

Zverev galère

L'Allemand, tombé de la 3e à la 5e place mondiale, galère cette saison, incapable de retrouver le niveau qui l'avait porté l'année passée. Son titre à Genève juste avant Roland-Garros, la seule éclaircie de sa saison, où il n'a toutefois pas battu un joueur mieux classé que 71e, n'a visiblement pas permis de balayer sa crise de confiance.

Face à l'Australien John Millman, 46e mondial, qui avait sorti Roger Federer en 8e de finale du dernier US Open, les problèmes du fer de lance de la NextGen ne se sont pas évaporés.

Alternant de bons passages, mais aussi de très mauvais, Zverev, quart de finaliste ici la saison dernière, son meilleur résultat en Grand Chelem, a ramé la quasi totalité du match, même s'il a mené avec deux sets d'avance.

Après la perte du quatrième set, il s'est défoulé sur sa raquette une fois revenu à son banc.

Mais il s'en est finalement sorti au bout de 5 sets, signant avec 4h08 le match le plus long du premier tour 7-6 (7/4) 6-3 2-6 6-7 (5/7) 6-3. Et c'est bien la seule satisfaction à tirer de ce match.

«Aujourd'hui c'était dur. Le plus important, c'est que je suis toujours dans le tournoi, et c'est tout ce qui compte», a d'ailleurs analysé l'Allemand.

«Tout le monde dit que je traverse une année difficile, mais je veux dire, je suis toujours No5 mondial. Et vous savez combien je suis à la Race? 10e. Ce n'est pas si mal pour être honnête», a-t-il toutefois nuancé. Il devrait connaître un 2e tour a priori plus tranquille face à un joueur issu des qualifications, le Suédois Mikael Ymer (148e).

Del Potro, lentement mais sûrement

Il a fallu un set à Juan Martin Del Potro pour se mettre dedans. Face au Chilien Nicolas Jarry (58e), l'éternel revenant, qui vient de retrouver le circuit début mai après sept mois d'absence, est parvenu à effacer ce faux départ pour ensuite dérouler son tennis 3-6 6-2 6-1 6-4.

Une entrée en matière plutôt encourageante pour l'Argentin, quart de finaliste à Rome et toujours dangereux. Sur Twitter, il s'est déclaré «heureux de revenir en Grand Chelem et de continuer avec le processus de récupération».

Le duel italien pour Fognini

Autre attraction de la journée, le vainqueur de Monte-Carlo Fabio Fognini, qui n'a jamais été aussi bien classé (11e) avant Roland-Garros, s'est lui qualifié en lâchant un set face à son compatriote Andreas Seppi 6-3 6-0 3-6 6-3.

Une victoire et un statut qui ne changent pas l'Italien. «Je suis ce que je suis, toujours le même», a-t-il répondu, interrogé sur ses possibilités cette année à Roland-Garros. Sous-entendu, imprévisible. Tellement qu'il a réussi à s'énerver sur une balle out alors qu'il menait largement la rencontre.

77 ans sur le court

Un petit événement a eu lieu, mardi à Roland-Garros: le premier match de la journée sur le court No6 entre le géant croate Ivo Karlovic, 40 ans, et l'Espagnol Feliciano Lopez, 37 ans, aurait pu avoir lieu sur le tour senior.

Il s'agissait du match le «plus vieux» joué Porte d'Auteuil. L'immense Karlovic l'a emporté 7-6 (7/4) 7-5 6-7 (7/9) 7-5.

Il est ainsi devenu le plus vieux vainqueur en Grand Chelem depuis Ken Rosewall, qui avait 44 ans, à l'Australian Open, en 1978.

Osaka a eu très chaud

La No1 mondiale n'a visiblement pas encore trouvé le bon réglage. La Japonaise, qui a remporté les deux derniers tournois du Grand Chelem (US Open et Open d'Australie), s'est fait très peur dans un match a priori facile face à la 90e mondiale, la Slovaque Anna Karolina Schmiedlova.

Transparente au 1er set, perdu 6-0 en près de 20 minutes, la No1 mondiale, dont la place au sommet de la hiérarchie est menacée Porte d'Auteuil par Kiki Bertens et Karolina Pliskova, a été chercher très loin pour éviter un naufrage.

A deux points de l'élimination dans le 2e set, elle s'est finalement extirpée de la mélasse in extremis 0-6 7-6 (7/4) 6-1. «Je pense que je n'ai jamais été aussi nerveuse de toute ma vie pendant un match. (...) Je crois que je pense trop au numéro à côté de mon nom en ce moment», a-t-elle expliqué.

Une leçon à retenir. Surtout qu'au deuxième tour elle va retrouver une cliente: l'ex-No1 mondiale Victoria Azarenka, demi-finaliste Porte d'Auteuil en 2013, qui a sorti la lauréate 2017, la Lettonne Jelena Ostapenko 6-4, 7-6 (7/4). Un deuxième tour très dangereux pour Osaka.

La tenante du titre Simona Halep (WTA 3), elle, n'a pas forcément frissonné, mais elle a tout de même cédé un set face à l'Australienne Ajla Tomljanovic (WTA 47) 6-2, 3-6, 6-1.

(AFP/SC)

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