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AsileDes Vaudois ouvrent leurs portes aux réfugiés

Quelque 150 familles et particuliers à travers la Suisse se sont dits prêts à accueillir des réfugiés. Dans le canton de Vaud, une demi-douzaine de privés se sont portés volontaires.

Des réfugiés seront bientôt accueillis chez des particuliers.

Des réfugiés seront bientôt accueillis chez des particuliers.

(photo d'archives), Keystone

Face à l'afflux migratoire, l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) avait lancé un appel à la fin de l'année dernière afin que des privés ouvrent leurs portes aux réfugiés. Le canton de Vaud est le premier à avoir réglé les conditions de cette coopération.

Quelque 150 familles et particuliers à travers la Suisse se sont dits prêts à accueillir des réfugiés. Le porte-parole de l'organisation Stefan Frey a confirmé le chiffre annoncé dans la presse alémanique la semaine dernière.

Les cantons doivent maintenant examiner ces offres au cas par cas. La volonté des gens est forte, mais il s'agit d'être prudent, avertit Stefan Frey: «Il ne suffit pas de mettre à disposition une chambre». Un bilan sera tiré d'ici quelques mois d'après les expériences sur le terrain.

C'est une action qui n'a plus été faite depuis 1973, après le coup d'Etat au Chili. A l'époque, les gens pouvaient simplement inviter des réfugiés. «Aujourd'hui, le cadre juridique n'est plus le même et ce n'est légalement plus possible. Tout doit être formalisé», souligne le porte-parole de l'OSAR.

Vaud pionnier

Dans le canton de Vaud, une demi-douzaine de familles ou particuliers se sont annoncés pour accueillir des réfugiés. «Les choses sont allées très vite avec l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM)», ajoute Stefan Frey. Le règlement des détails de la coopération est en bonne voie dans d'autres cantons.

Il ne s'agit pas de placer des requérants nouvellement arrivés, mais bien des réfugiés, soit des personnes déjà au bénéfice d'une admission provisoire, ou des requérants dont il est probable qu'ils obtiendront une protection de la Suisse.

L'OSAR n'a pas besoin du feu vert de l'Office fédéral des migrations pour son action, rappelle encore son porte-parole. L'idée de placer des réfugiés dans des familles d'accueil a aussi reçu l'aval de la Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), qui la considère comme un «instrument intéressant».

(ats)

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