Oakland: Des victimes ont envoyé leurs adieux avant de mourir
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OaklandDes victimes ont envoyé leurs adieux avant de mourir

Certaines victimes de l'incendie du «Vaisseau fantôme» ont échangé avec leur famille avant de mourir

Il n'y aurait pas d'autres victimes dans les décombres de l'entrepot à Oakland (Etats-Unis), ici le 5 décembre 2016.

Il n'y aurait pas d'autres victimes dans les décombres de l'entrepot à Oakland (Etats-Unis), ici le 5 décembre 2016.

AFP

Des informations sur les derniers instants des 36 victimes de l'incendie d'Oakland (ouest des Etats-Unis) émergent de tragiques textos envoyés à leurs proches, tandis que les autorités cherchaient toujours mardi à déterminer l'origine du drame.

Le shérif du comté d'Alameda (Californie), Greg Ahern, a dit aux journalistes qu'une mère avait communiqué le SMS envoyé par sa fille pendant la tragédie survenue dans la nuit de vendredi à samedi, lors d'une soirée musicale dans un entrepôt. «Maman, je suis en train de mourir», disait ce message.

Selon le sergent Ray Kelly, porte-parole du shérif, les policiers ont longuement parlé aux familles des victimes, qui étaient très jeunes, âgées d'une vingtaine ou d'une trentaine d'années, dont des artistes, musiciens, professeurs, un poète, un cinéaste... Parmi elles se trouvait un adolescent de 17 ans, fils d'un policier.

Barreaux aux fenêtres

«Nous avons eu des conversations très personnelles avec les membres des familles sur les derniers moments pendant lesquels ils ont parlé à leur enfant ou leur proche, ce sont des choses qui vont probablement rester en nous pour le restant de notre vie», a-t-il déclaré aux télévisions locales. «Ces enfants textaient à leurs parents qu'ils les aimaient et qu'ils allaient mourir», poursuit-il.

Les autorités pensent que beaucoup des victimes ont été empêchées de fuir les flammes par les barreaux fixés aux fenêtres de l'entrepôt surnommé «le Vaisseau fantôme», où un collectif d'artistes avait organisé une fête.

Le feu dont l'origine est encore inconnue s'est propagé très rapidement dans le bâtiment, où se trouvaient entre 50 et 100 personnes.

Enquête criminelle ouverte

Mardi en fin de journée, les pompiers avaient enlevé 90% des gravats et les autorités ne s'attendaient pas à trouver d'autres victimes.

Lundi, la procureure du comté d'Alameda Nancy O'Malley avait annoncé qu'une enquête criminelle avait été ouverte.

Les autorités pensent que le sinistre a démarré à l'arrière du bâtiment et qu'un réfrigérateur défectueux pourrait notamment l'avoir causé, parmi un éventail d'options étudiées.

(AFP)

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