Covoiturage: Des voitures privées louées par smartphone

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CovoiturageDes voitures privées louées par smartphone

A côté du contesté système Uber, qui permet à des particuliers de faire le taxi, il existe des entreprises qui vous mettent en contact avec des privés louant leur voiture.

par
Michel Pralong
Plus besoin de se rencontrer pour s'échanger les clés, le smartphone suffit.

Plus besoin de se rencontrer pour s'échanger les clés, le smartphone suffit.

Sharoo

Les habitudes de mobilité sont en train de changer. A côté du contesté système Uber, qui permet à des particuliers de faire le taxi, il existe des entreprises qui vous mettent en contact avec des privés louant leur voiture. Un acteur de poids tente de se faire connaître en Suisse romande: Sharoo. De poids, parce cette plate-forme en ligne a derrière elle l'assureur La Mobilière, le loueur de voitures à la carte Mobility et… Migros.

Le système est annoncé comme innovant car il passe par le smartphone. Plus besoin de se rencontrer pour se passer la clé: une application permet de déverrouiller la voiture grâce à son téléphone.

Un kit spécial

Il faut toutefois faire équiper l'auto d'un kit spécial. Et, évidemment, posséder un smartphone. A noter que les voitures en leasing ne peuvent être mises sur ce marché.

Plusieurs formules et abonnements sont proposés aux clients, même la possibilité de faire profiter gratuitement ses proches de ce système. A côté de ce premier cercle (limité à 6?personnes), le propriétaire de la voiture peut choisir le prix auquel il propose son automobile et la personne à laquelle il la loue.

Cette plate-forme, lancée il y a un an en Suisse alémanique, compterait déjà plus de 12?000 membres. Ouverte depuis quelque temps en Suisse romande, Sharoo renforce ces jours sa communication pour mieux s'y faire connaître.

L'ancrer dans les habitudes

Une initiative qui réjouit plutôt Mathieu Fleury, secrétaire général de la Fédération romande des consommateurs. «L'économie de partage a un très beau potentiel et son principe est purement positif. Il faut se libérer de l'idée de la possession pour se tourner vers celle de l'utilisation.?Ecologiquement, c'est bien que, au lieu de rajouter un véhicule dans la circulation, on prenne l'un des nombreux qui ne servent pas pendant des heures. L'idéal serait que l'entier du parc véhicule, pas seulement automobile, mais aussi vélos, etc., dans les villes soit partageable par tous.»

Une réflexion que partage Mobility, pour qui Sharoo n'est pas une offre qui lui fait de l'ombre, mais un moyen d'encourager le car-sharing et de l'ancrer dans les habitudes.

Le système a été adopté par l'Etat de Genève pour ses véhicules de service.

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