Votations 13 février: taux de participation faible
Actualisé

ÉditoDes votations fédérales bien trop calmes!

Comparé à la campagne sur la loi Covid-19, le rendez-vous du 13 février ne déchaîne pas vraiment les passions. À j-6, la participation est faible, car aucun des sujets ne touche directement la vie des gens.

par
Eric Felley
Dès les premiers sondages des votations suisses du 13 février, seule l’initiative «enfants sans tabac» pour la limitation de la publicité tabac a semblé avoir une chance devant le peuple.

Dès les premiers sondages des votations suisses du 13 février, seule l’initiative «enfants sans tabac» pour la limitation de la publicité tabac a semblé avoir une chance devant le peuple.

Getty Images/fStop

Le soufflé de l’année dernière est retombé. À J-6, en Ville de Lausanne, la participation à ces votations du 13 février était lundi de 19,6%. Au même moment l’année dernière, avant le rendez-vous du 28 novembre, elle était de 27,4%. La campagne autour du référendum contre la loi Covid-19 avait été intense. Jusqu’au bout, les opposants espéraient un vote silencieux qui déjoue les sondages. À la fin, plus de 65% de participation, parmi les plus élevées de l’histoire.

Un peuple fatigué

Cette fois, le peuple suisse semble fatigué de la querelle, qui fut vive, et marque une pause. Cela s’explique aussi par des objets qui n’ont guère d’impact direct sur la vie de la très grande majorité des gens. Que ce soit pour la publicité du tabac, l’expérimentation animale, l’aide aux médias et encore moins la suppression du droit de timbre, le résultat, quel qu’il soit, n’affectera pas leur quotidien au-delà 14 février.

Une polémique qui n’a pas vraiment pris

Avec la loi sur les médias, on pouvait s’attendre toutefois à un débat plus serré, aussi chaud que lors de la votation sur la redevance Billag pour la SSR. Mais là non plus, hormis les petites méchancetés habituelles envers les professionnels des médias, la polémique n’a pas vraiment pris. Le fait que les sondages se soient montrés assez rapidement clairs l’explique aussi. On constate aussi que pour contrer l’initiative sur la publicité pour le tabac, les opposants n’ont pas sorti les gros moyens, hormis une campagne contre de futures interdits concernant le vin, le cervelas ou le boutefas.

De l’âge de l’impôt

La droite a cependant tenté d’inverser la tendance sur le droit de timbre pour ne pas perdre la face contre la gauche. Mais, lorsque l’on fait monter au front des élus avocats d’affaires pour supplier le peuple de leur enlever 1% d’impôt sur le capital, ce n’est pas vraiment la bonne tactique. Cette façon aussi de présenter la taxe comme «désuète», «obsolète» ou une «relique» a suscité peu de compréhension. Ce n’est pas l’âge de l’impôt qui importe. Si on présentait à ces gens un impôt tout neuf, moderne, du genre d’une micro taxe sur les transactions financières, pas sûr qu’ils en voudraient davantage.

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