22.12.2016 à 11:55

Corée du SudDestitution de Park: la procédure a débuté

La Cour constitutionnelle sud-coréenne a entamé jeudi ses audiences sur la procédure parlementaire de destitution de la présidente Park Geun-hye.

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L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi en appel à 25 ans de prison pour corruption. (Vendredi 24 août 2018)

L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi en appel à 25 ans de prison pour corruption. (Vendredi 24 août 2018)

AFP
Park Geun-hye a déposé devant la justice de son pays un document par lequel elle renonce à faire appel de sa condamnation. L'ancienne présidente a pris 24 ans de prison pour corruption. (16 avril 2018)

Park Geun-hye a déposé devant la justice de son pays un document par lequel elle renonce à faire appel de sa condamnation. L'ancienne présidente a pris 24 ans de prison pour corruption. (16 avril 2018)

Keystone
Park Geun-hye a été condamnée à 24 ans de prison. Elle a été reconnue coupable de corruption, abus de pouvoir et de coercition. (Vendredi 6 avril 2018)

Park Geun-hye a été condamnée à 24 ans de prison. Elle a été reconnue coupable de corruption, abus de pouvoir et de coercition. (Vendredi 6 avril 2018)

Keystone

La présidente sud-coréenne pourrait devenir la première dirigeante du pays démise de ses fonctions dans le cadre de cette procédure.

Le parlement sud-coréen s'est prononcé le 9 décembre, à une écrasante majorité, en faveur de la destitution de la présidente. Celle-ci est accusée, avec une amie et un de ses anciens conseillers, d'avoir fait pression sur de grandes entreprises du pays pour qu'elles fassent des dons à deux fondations mises en place pour soutenir ses initiatives politiques.

Park Geun-hye, dont le père a dirigé le pays pendant 18 ans après avoir pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat en 1961, dément toute malversation mais a toutefois présenté des excuses pour sa négligence.

Pas présente

Ni la présidente, ni son amie Choi Soon-sil ne se sont présentées jeudi lors de la première audience de la Cour constitutionnelle. Celle-ci a admis les documents présentés par le ministère public, une initiative que les avocats de Mme Park avaient tenté d'empêcher.

Bien que suspendue de ses fonctions et privée de ses prérogatives assumées provisoirement par le premier ministre, Park Geun-hye conserve son titre et sa résidence présidentielle.

Elue pour cinq ans, Park Geun-hye continue de bénéficier de son immunité présidentielle mais risque des poursuites au terme de son mandat qui s'achève en février 2018.

Popularité au plus bas

Sa popularité est au plus bas dans l'opinion en raison de ce scandale, mais de nombreux Sud-Coréens entretenaient déjà des doutes sur sa capacité à diriger le pays après le naufrage d'un ferry en 2014 au cours duquel 300 personnes, principalement des écoliers, avaient péri.

La Cour constitutionnelle a évoqué cette catastrophe jeudi demandant un compte-rendu des activités de la présidente pendant la période de sept heures au cours de laquelle s'est déroulé le naufrage.

Les avocats de Mme Park ont fait valoir que le vote du parlement en faveur de la destitution de leur cliente ne reposait sur aucune base légale et ont demandé que la Cour constitutionnelle abandonne les poursuites. La prochaine audience préparatoire a été fixée au 27 décembre.

(ats)

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