Strasbourg (F) – Détenu de 51 ans retrouvé pendu dans sa cellule
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Strasbourg (F)Détenu de 51 ans retrouvé pendu dans sa cellule

Il s’agit du deuxième suicide en l’espace de deux semaines à la maison d’arrêt de Strasbourg, après qu’un autre prisonnier s’est ôté la vie le 9 novembre dernier.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Strasbourg après la découverte d’un détenu mort dans sa cellule dimanche matin à la maison d’arrêt de la ville.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Strasbourg après la découverte d’un détenu mort dans sa cellule dimanche matin à la maison d’arrêt de la ville.

Photo d’illustration/AFP

Un détenu de 51 ans a été retrouvé mort dimanche à la maison d’arrêt de Strasbourg après s’être pendu, a-t-on appris lundi de sources syndicales. Il s’agit du deuxième suicide en deux semaines dans cet établissement.

Le détenu était seul dans sa cellule et a été retrouvé dimanche matin à l’occasion d’un contrôle de routine effectué par les agents pénitentiaires, ont expliqué deux sources syndicales, confirmant une information des «Dernières Nouvelles d’Alsace». L’homme avait initialement été écroué à Colmar à l’été 2020, puis transféré à Strasbourg en septembre 2020. Il était connu des services judiciaires pour des faits de vols, de violences et outrages, et de viol.

Conformément au Code de procédure pénale, le parquet de Strasbourg a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort.

Ce suicide est le deuxième en moins de deux semaines à la maison d’arrêt de Strasbourg: le 9 novembre, un détenu de 31 ans s’était pendu au sein du quartier disciplinaire, rappellent les «Dernières Nouvelles d’Alsace».

Taux d’occupation de 128%

Selon l’observatoire international des prisons, la maison d’arrêt de Strasbourg, d’une capacité d’accueil de 424 places, accueillait 543 détenus au 1er janvier 2021, soit un taux d’occupation de 128%. Les syndicats évoquent néanmoins des conditions de détention «correctes».

«C’est un établissement qui n’est pas si vieux que ça, et qui est bien entretenu, bien tenu, même s’il souffre de surpopulation carcérale», souligne un délégué syndical. Celui-ci regrette cependant l’absence de «prise en charge psychologique automatique» pour les agents pénitentiaires confrontés à des suicides.

Sollicitée, l’administration pénitentiaire n’a pas immédiatement répondu aux demandes de l’AFP.

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(AFP)

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