31.01.2013 à 12:36

BanquesDeutsche Bank met des freins aux bonus de ses salariés

Deutsche Bank dévoile sa «nouvelle culture d'entreprise»: dans un souci de transparence, la grande banque allemande a pris de nouvelles mesures de limitation des bonus.

Image d'illustration.

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AFP

Deutsche Bank a dévoilé jeudi de nouvelles mesures de limitation des bonus de ses salariés. Ces dispositions s'inscrivent à la fois dans le cadre de sa «nouvelle culture d'entreprise» pour devenir plus transparent et celui d'un vaste plan d'économies.

Au total, Deutsche Bank va débourser quelque 3,2 milliards d'euros (3,97 milliards de francs) pour payer les bonus variables de ses salariés au titre de l'an dernier, soit une baisse de 11% par rapport à 2011, selon une présentation du groupe à l'occasion de la publication de ses résultats annuels.

La part de la rémunération variable des salariés indexée sur les revenus nets du groupe a été réduite à 9% en 2012, contre plus de 20% avant la crise financière, a détaillé le codirecteur Jürgen Fitschen lors d'une conférence de presse à Francfort.

Le groupe a aussi rallongé le délai de versement de bonus différés pour ses cadres, qui est passé de trois à cinq ans, afin de «coupler davantage leurs rémunérations au succès de long terme de la banque», selon M. Fitschen. Ces mesures ont été préconisées par une commission externe sur son système de rémunération formée à l'automne, a-t-il précisé.

Contrôles internes renforcés

En outre, Deutsche Bank a renforcé ses mécanismes de contrôle interne, ce qui va «nettement réduire la possibilité de comportements inacceptables» en son sein, a encore assuré M. Fitschen. Plusieurs salariés de Deutsche Bank sont impliqués dans une série de scandales financiers, notamment la manipulation des taux interbancaires du Libor et de l'Euribor ou l'aide à des fraudeurs du fisc allemand via le marché des droits d'émission de CO2.

«Un changement de culture d'entreprise est nécessaire (...) et les récents événements le confirment», a déclaré M. Fitschen en faisant référence à ces scandales, qui vont continuer d'occuper la banque cette année, selon lui.

En parallèle, le groupe mène un vaste plan d'économies destiné à lui faire épargner 4,5 milliards d'euros par an d'ici à 2015, un chiffre qui ne tient toutefois pas compte des coûts de restructuration, des primes de départ et des litiges juridiques.

Pour cette année, le groupe vise déjà 1,6 milliard d'euros d'économies, qui passent notamment par des suppressions de postes. Le groupe a annoncé l'an dernier son intention de supprimer environ 2000 emplois, dont la majeure partie dans ses activités de banque d'investissement, pilotées depuis Londres.

(ats)

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