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NigeriaDeux femmes kamikazes se font exploser dans un marché

Quatre personnes ont été tuées dimanche par deux femmes kamikazes qui se sont fait exploser dans un marché bondé de Potsikum, au Nigeria. Samedi déjà, un attentat meurtrier semblable avait eu lieu dans un marché du pays.

Une femme marche au milieu des maisons incendiées par Boko Haram à Baga, au Nigeria. (Photo d'illustration)

Une femme marche au milieu des maisons incendiées par Boko Haram à Baga, au Nigeria. (Photo d'illustration)

Keystone

«Nous avons évacué à l'hôpital six corps, dont les deux des femmes kamikazes. 21 personnes ont été blessées», a indiqué une source sécuritaire, un bilan confirmé ce dimanche 11 janvier par une source hospitalière. L'une des kamikazes semblait être âgée d'une quinzaine d'années, l'autre d'une vingtaine, selon ces sources.

Les explosions ont eu lieu sur le marché Kasuwar Jagwal, spécialisé dans la téléphonie mobile, vers 16h00, un moment de la journée où le marché est très fréquenté dans la capitale économique de l'Etat de Yobé.

«La première kamikaze (la plus âgée) a déclenché sa bombe à l'entrée du marché, où des volontaires contrôlaient les personnes entrant dans le marché à l'aide de détecteurs de métaux», a expliqué une source sécuritaire. «La seconde femme a été terrorisée par l'explosion et elle a essayé de traverser la rue mais elle a explosé elle aussi», a ajouté cette source.

Des téléphones neufs et d'occasion sont vendus et réparés sur ce marché qui, le dimanche, attire de nombreux clients et vendeurs venant de l'Etat de Yobe, et même au-delà.

Pas encore de revendications

Samedi, au moins 19 personnes avaient péri samedi lorsqu'une bombe fixée sur une fillette d'une dizaine d'années a explosé dans un marché aussi, celui de Maiduguri, grande ville du nord-est du Nigeria, a annoncé la police locale. L'attaque avait eu lieu vers midi alors que le marché était bondé.

Ces explosions n'ont pas été revendiquées, mais Boko Haram qui ravage la région depuis 2009 est fortement suspecté. En effet, depuis le début de son combat pour imposer un Etat islamique rigoriste au Nigeria, le groupe rebelle a multiplié le recours à des femmes et des fillettes pour mener des attentats.

L'utilisation de voitures piégées et les explosions provoquées par des charges déposées au coeur de lieux bondés portent aussi la marque de Boko Haram depuis six ans.

(ats)

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