France: Deux milliards d’euros seront consacrés à la commande de munitions en 2023

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FranceDeux milliards d’euros seront consacrés à la commande de munitions en 2023

Le ministre des Armées Sébastien Lecornu évoque des «adaptations» nécessaires face à la guerre en Ukraine.  

Cette photo prétexte montre des munitions abandonnées sur le front de la guerre en Ukraine. 

Cette photo prétexte montre des munitions abandonnées sur le front de la guerre en Ukraine. 

AFP

«Nous vous proposons une somme exceptionnelle de deux milliards d’euros pour les seules munitions pour nos forces armées, c’est-à-dire 500 millions d’euros de plus que l’année 2022, 60% de crédits en plus par rapport à 2019», a affirmé le ministre en présentant le projet de budget 2023 devant les députés de la commission de la Défense. Il a souligné qu’il s’agissait «d’adaptations» face à la situation de la guerre en Ukraine. 

Comme annoncé à plusieurs reprises et comme cela doit être le cas encore en 2024 et 2025, le budget des armées augmentera de trois milliards d’euros en 2023 pour atteindre 43,9 milliards d’euros (hors pensions), conformément à la Loi de programmation militaire (LPM 2019-2025). Dans cette enveloppe, «il y a des choses qui étaient déjà prévues, il y a aussi des choses évidemment que nous avons choisi d’accélérer au regard de ce que nous connaissons sur le flanc oriental», a-t-il remarqué.

Dissuasion nucléaire

La modernisation de la dissuasion nucléaire mobilisera de son côté 5,6 mds d’euros de crédits de paiement en 2023. Interrogé par plusieurs députés sur l’impact de l’inflation sur la hausse budgétaire prévue en 2023, M. Lecornu a admis que «l’inflation s’est toujours invitée dans la LPM (mais) cette marge d’inflation est nouvelle».

Toutefois, a-t-il ajouté, «il y a des mécanismes qui permettent de traiter l’inflation». «On estime les effets de l’inflation à un milliard d’euros sur l’ensemble du budget, on va vers un milliard d’euros de report de charges», a-t-il souligné, en référence au report du paiement de factures à l’année suivante. «Globalement nous amortissons les choses», a conclu le ministre.

(AFP)

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