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EgypteDeux morts dans des violences à Alexandrie et au Caire

Deux personnes ont été tuées mercredi à Alexandrie lors d'affrontements entre police et partisans de l'ex-président Morsi, ont indiqué des responsables des services de sécurité.

Heurts entre la police et partisans pro-Morsi (photo d'archives).

Heurts entre la police et partisans pro-Morsi (photo d'archives).

AFP

Des violences ont secoué les villes du Caire et d'Alexandrie. Deux personnes sont mortes.

A Alexandrie, des partisans de l'ex-président Morsi se sont heurtés à la police.

Dans le même temps, au Caire, la police a fait usage de gaz lacrymogène contre une manifestation d'étudiants.

La coalition pro-Morsi qui chapeaute la mobilisation islamiste en Egypte a expliqué que les deux victimes d'Alexandrie étaient des manifestants. De son côté, la télévision d'Etat a indiqué qu'un officier de police avait été blessé par balle, mais qu'il se trouvait dans un état stable.

La police a affirmé n'avoir utilisé que des grenades lacrymogènes, accusant les islamistes d'avoir fait usage d'armes à feu. La coalition pro-Morsi accusait au contraire «les milices du pouvoir putschiste» d'avoir tué les deux hommes et fait trois autres blessés, dans un communiqué publié dans la nuit.

Mercredi, la police a également tiré des gaz lacrymogènes sur des centaines d'étudiants qui manifestaient près du ministère de la Défense au Caire, selon le journal gouvernemental Al-Ahram. Plusieurs étudiants ont été arrêtés, notamment parce qu'ils scandaient des slogans hostiles à la police et l'armée.

«Grève nationale graduelle»

Les forces de l'ordre ont également fait usage de gaz lacrymogènes contre des étudiants pro et anti-Morsi qui s'affrontaient à Zagazig, la ville natale de Mohamed Morsi dans le delta du Nil, ont rapporté des responsables des services de sécurité.

Ces violences interviennent alors que la coalition pro-Morsi chapeautée par les Frères musulmans a appelé «à une grève nationale décisive et graduelle». Une décision prise après que le gouvernement a déclaré «terroriste» le mouvement islamiste.

Autorités intérimaires

Le 3 juillet, l'armée a destitué et arrêté Mohamed Morsi, après des manifestations monstres réclamant son départ. Depuis, les militaires ont installé des autorités intérimaires et convoqué un référendum sur une Constitution révisée pour les 14 et 15 janvier.

Les islamistes pro-Morsi manifestent quasi-quotidiennement pour réclamer le retour au pouvoir du seul président jamais élu démocratiquement du pays.

(ats)

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