Jura - Deux parcmètres font grincer les dents des locaux
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JuraDeux parcmètres font grincer les dents des locaux

Des usagers contestent le tarif de deux horodateurs posés sur le parking de l’étang de la Gruère. Une pétition a été lancée.

par
Vincent Donzé
La place de parc est désormais payante à l’étang de la Gruère

La place de parc est désormais payante à l’étang de la Gruère

Lematin.ch/Vincent Donzé

Une pétition en ligne a été lancée aux Franches-Montagnes contre deux parcmètres installés cette année sur le parking collectif de l’étang de la Gruère, un site touristique pris d’assaut pendant la pandémie. La lettre destinée au Conseil communal de Saignelégier lui demande de «revoir sa copie concernant le parcage payant aux abords de l’étang», comme le signale «Le Journal du Jura».

Pour une centaine de places, deux horodateurs ont été installés sur le site touristique franc-montagnard. Parquer un véhicule coûte au minimum quatre francs pour deux heures, puis un franc par heure supplémentaire. Les visiteurs doivent enregistrer leur numéro de plaques et introduire l’argent.

Pression touristique

Pour les autorités de Saignelégier, ces horodateurs sont une première réponse à la pression touristique, une étape pour la gestion du site en attendant la construction d’un centre d’accueil. Le produit de ces parcmètres sert à l’entretien du site.

«Nous sommes d’accord de payer pour stationner. Par contre, si le but est de viser la clientèle touristique, il faudrait changer l’horaire», estiment les signataires. Le créneau horaire est aussi contesté: 9 h-18 h serait préférable à 6 h-20 h.

La durée minimale de stationnement devrait passer de deux heures à une heure. Les mécontents demandent aussi une extension du système des macarons accordés aux habitants de Saignelégier.

L’horaire et le tarif sont contestés.

L’horaire et le tarif sont contestés.

Lematin.ch/Vincent Donzé

L’étang de la Gruère ne doit pas être confondu avec le lac de la Gruyère. Le premier est jurassien, constitué dans une tourbière au XVIIe siècle pour alimenter un moulin à céréales, d’où son nom rappelant les «gruaux» d’avoine. Le second est fribourgeois, formé par le barrage de Rossens construit sur la Sarine en 1948.

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