Terrorisme: Deux partisans de l’État islamique devant la justice

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TerrorismeDeux partisans de l’État islamique devant la justice

Le Tribunal pénal fédéral va juger à partir de lundi deux islamistes présumés, l’un pour participation à des actions guerrières de l’EI, l’autre pour des actes d’ordre sexuel avec des enfants.

L’accusé principal a séjourné en Syrie en novembre et décembre 2013, durant cette période, il aurait fait partie d’un groupe de combat de l’État islamique. (Photo Ted ALJIBE / AFP)

L’accusé principal a séjourné en Syrie en novembre et décembre 2013, durant cette période, il aurait fait partie d’un groupe de combat de l’État islamique. (Photo Ted ALJIBE / AFP)

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Le procès de deux islamistes présumés débute aujourd’hui devant le Tribunal pénal fédéral. L’un est le cofondateur de l’école d’arts martiaux «MMA Sunna» à Winterthour. L’autre est notamment accusé d’avoir eu une relation avec une mineure.

Âgé de 34 ans, l’accusé principal a séjourné en Syrie en novembre et décembre 2013, selon l’acte d’accusation. Durant cette période, il aurait fait partie d’un groupe de combat de l’organisation terroriste État islamique. Il aurait assuré des gardes armées et participé à des actions guerrières.

À son retour en Suisse, il a fondé avec le champion du monde de boxe thaïlandaise Valdet Gashi l’école d’arts martiaux «MMA Sunna» à Winterthour. En outre, il a dirigé l’action de distribution du Coran «Lies!» (lis!).

Agent recruteur

L’accusé aurait exploité ces structures et ses contacts afin de recruter des partisans de l’EI. L’acte d’accusation cite cinq personnes qui se sont rendues en Syrie à son instigation afin de rejoindre l’organisation terroriste.

Parmi celles-ci figure Valdet Gashi qui serait mort au combat en juillet 2015. Mais l’accusé aurait aussi exercé une influence sur une jeune mineure et son frère qui ont aussi fait le voyage de Winterthour au Levant.

Le Ministère public de la Confédération soupçonne aussi cet homme d’avoir entretenu des contacts avec des représentants influents de l’islam salafiste dans différents pays. Il cite notamment Hussein Bosnic, condamné en 2015 à sept ans de prison en Bosnie-Herzégovine pour crimes terroristes, ainsi que d’autres relations avec des salafistes à Nuremberg (D) et en Autriche.

L’accusé répond ainsi de participation à une organisation criminelle et de représentation d’images violentes: des vidéos d’exécution ont été retrouvées sur son téléphone portable.

Relation avec une mineure

Le second homme est inculpé pour actes d’ordre sexuel avec des enfants et pornographie. Il aurait entretenu une relation intime avec la mineure qui s’est rendue en Syrie avec son frère.

Ce double national suisse et macédonien âgé de 37 ans aurait contracté un mariage islamique en octobre 2014 avec la jeune fille et l’aurait incitée à partir en Syrie en décembre. Lui-même aurait tenté de s’y rendre mais n’y serait pas parvenu.

Le MPC a trouvé sur son téléphone non seulement des représentations de violence mais aussi des photos mettant en scène des animaux et des êtres humains ainsi que des violences sexuelles sur des jeunes femmes.

Le Ministère public attend les débats pour annoncer ses réquisitions. Les coûts de l’enquête s’élèvent à 560’000 francs, dont 450’000 devraient être mis à la charge des prévenus s’ils sont condamnés. (cause SK.2019.71)

(ATS/NXP)

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