Libye: Deux terminaux pétroliers au centre des combats
Publié

LibyeDeux terminaux pétroliers au centre des combats

Rouverts par le nouveau gouvernement d'union nationale, ces sites ont été repris par les forces loyales aux autorités de l'est.

Une vue du terminal de Zueitina, enjeu des rivalités entre les différentes armées.

Une vue du terminal de Zueitina, enjeu des rivalités entre les différentes armées.

Reuters

Les forces loyales aux autorités basées dans l'est de la Libye ont annoncé dimanche avoir pris le contrôle de deux importants terminaux pétroliers dans une zone contrôlée par des gardes alliés au gouvernement rival d'union nationale (GNA), formé au début de cette année avec le soutien de l'ONU.

Les forces dirigées par le général Khalifa Haftar «contrôlent (...) le terminal d'al-Sedra, le quartier industriel, la zone résidentielle et le terminal de Ras Lanouf», a indiqué leur porte-parole, le colonel Ahmad al-Mesmari, cité par l'agence libyenne Lana. «Les affrontements se concentrent maintenant sur le terminal Zueitina», a-t-il ajouté.

Il était impossible dans l'immédiat de joindre les Gardes des installations pétrolières (GIP), loyaux aux GNA. Fin juillet, ils avaient annoncé la réouverture des terminaux de Ras Lanouf et d'al-Sedra au terme d'un accord avec le GNA, exécutif soutenu par la communauté internationale mais non reconnu par les autorités de l'est.

Les forces du général Haftar avaient alors menacé de «frapper» les tankers qui viendraient dans les ports libyens faire transaction avec le GNA.

La zone du «Croissant pétrolier», qui abrite notamment ces deux terminaux, s'étend le long d'une baie en forme de croissant entre les localités de Marsa el-Brega et Bin Jawad, dans le nord-est du pays et regroupe les principaux ports pétroliers.

Les terminaux de Ras Lanouf et d'al-Sedra étaient fermés depuis janvier, leurs réservoirs ayant pris feu à cause d'attaques du groupe djihadiste Etat islamique (EI).

La production pétrolière de la Libye, qui dispose des réserves pétrolières les plus importantes d'Afrique estimées à 48 milliards de barils, est passée de 1,5 million de bj à environ 200.000 bj depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

(AFP)

Votre opinion