Actualisé 02.12.2019 à 17:26

ZurichDeux UDC expulsés à coup de milk-shake

L'ancien conseiller national UDC Christoph Mörgeli et Roger Köppel ont été ciblés par des militants antiracistes dans un café zurichois.

Christoph Mörgeli, ancien conseiller national UDC, ici copieusement aspergé mercredi dernier dans un café branché de Zurich.

Christoph Mörgeli, ancien conseiller national UDC, ici copieusement aspergé mercredi dernier dans un café branché de Zurich.

Instagfram/rjz.ch

Christoph Mörgeli et Roger Köppel, qui outre son rôle au National est aussi le rédacteur en chef de l'hebdomadaire Weltwoche, ont été expulsés mercredi dernier à coups de milk-shake du Sphères, un café branché de Zurich, par des «antiracistes et en colère». L'action a été revendiquée sur le portail Barrikade.info et sur la page Instagram de la Jeunesse Révolutionnaire de Zurich.

Dans le texte justifiant leur coup d'éclat, les militants s'en prennent directement au patron de l'établissement Philipp Probst, qui accueille «cyniquement» toutes les semaines des réunions de la Weltwoche, un journal de tendance droite conservatrice alors que le café se veut proche des milieux de gauche. Les activistes remarquent ainsi que des exceptions sont faites uniquement pour les journalistes, puisque'ils ont des tables attitrées chaque semaine alors que le restaurant ne prend pas de réservations, relève 20 Minuten. La «liberté d'expression» ne peut pas être un argument contre cette attaque, car Köppel et son journal «humilient les gens», justifient encore les auteurs des revendications.

Dimanche soir, la page Facebook du Sphères a publié un message «condamnant toutes formes de violences de discours de haine et d'intolérance venant de gauche comme de droite». «Nous sommes un café culturel ouvert à tous, nous sommes un espace ouvert et dans lequel devraient régner la tolérance et la liberté d’expression (...) Le fait que des militants de droite et de gauche nous utilisent pour parvenir à leurs fins est très agaçant pour toute notre équipe.»

Aucune plainte déposée

Un porte-parole de la police municipale zurichoise a confirmé être intervenu mercredi au Sphères. Mais aucune plainte n'a été déposée. Verser du liquide sur un individu peut être considéré comme une infraction pénale, à condition qu'il s'agisse d'un produit toxique ou dangereux. Roger Köppel, Christoph Mörgeli et Philipp Probst n'ont pas voulu commenter l'affaire auprès de nos collègues alémaniques. Fin octobre, un incident avait déjà eu lieu au même endroit. Roger Köppel avait tweeté qu'il avait été «bloqué» à l'extérieur de l'établissement avec d'autres journalistes.

(pam/cga)

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