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ParlementDeux UDC président le National et le Conseil des Etats

Le Bernois Andreas Aebi est devenu lundi le premier citoyen de Suisse et succède ainsi à la Vaudoise Isabelle Moret. Le Schwytzois Alex Kuprecht préside lui le Conseil des Etats.

Andreas Aebi est devenu lundi le premier citoyen de Suisse. Le Conseil national a élu l’UDC bernois président par 178 voix sur 183 bulletins valables, score au-dessus de la moyenne. Isabelle Moret (PLR/VD), à qui il succède, avait obtenu 193 voix en 2019, un record.

Andreas Aebi sera secondé par Irène Kälin (Verts/AG), élue vice-présidente par 137 voix sur 168 bulletins valables. Martin Candinas (PDC/GR) devient deuxième vice-président par 154 voix sur 170 bulletins valables. Âgé de 62 ans, il est le 28e représentant du canton de Berne à devenir président de la Chambre du peuple, après Christa Markwalder en 2015/2016, et le 20e élu de son parti, après Jurg Stahl en 2016/2017, à accéder à cette fonction.

Le Bernois a entamé sa carrière politique au niveau communal. De 1998 à 2008, il a été maire d’Alchenstorf, village d’un peu plus de 570 habitants dans l’Emmental. En 2007, il accède au Conseil national. Il sera réélu à trois reprises, obtenant à chaque fois d’excellents résultats.

Multiples facettes

Personnalité aux facettes multiples, Andreas Aebi est aussi agriculteur, commissaire-priseur et propriétaire d’une agence de voyage. Son accession à la présidence du National n’était pas programmée. La fonction aurait dû revenir à Heinz Brand, désigné par son parti en 2018. Mais le Grison n’a pas été réélu lors des dernières élections fédérales.

Andreas Aebi compte remplir son mandat avec efficacité et impartialité, a-t-il déclaré dans son discours. Son année sera placée sous la devise, «cohésion, confiance et satisfaction». La crise du coronavirus ne permet plus de prendre du plaisir et de se distraire, mais elle nous a appris la solidarité et le renoncement, a-t-il ajouté, avant d’adresser ses pensées à ceux qui ont perdu un être cher, qui vivent seuls ou qui craignent pour leur emploi. Le nouveau président a aussi remercié les soignants et tous ceux qui prennent leurs responsabilités pour gérer la crise.

Liens à tisser

S’exprimant en français, Andreas Aebi a affirmé que dans sa famille, la tradition veut que les jeunes apprennent le français en Suisse romande. «À mes yeux, il est essentiel pour la cohésion de notre nation, issue de la volonté commune de vivre ensemble, de découvrir et d’embrasser les particularités des autres régions linguistiques du pays».

L’agriculteur tient aussi à tisser des liens entre la ville et la campagne au cours de son année présidentielle. Dès le printemps 2021, il a prévu un programme pour que les écoles des régions urbaines découvrent la campagne et les écoles des zones rurales se rendent en ville.

À défaut de la verrée officielle du nouveau président, annulée à cause du coronavirus, Andreas Aebi a offert à ses collègues parlementaires un bon pour un verre de vin et un plateau de fromages de l’Emmental, ainsi qu’un pot de miel de sa ferme.

Alex Kuprecht préside le Conseil des Etats

Alex Kuprecht (UDC/SZ) va présider durant un an le Conseil des Etats (archives).

Alex Kuprecht (UDC/SZ) va présider durant un an le Conseil des Etats (archives).

KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE

Alex Kuprecht, 62 ans, est devenu lui le nouveau président du Conseil des Etats. L’UDC, représentant le canton de Schwyz, a été élu lundi par 43 voix sur 43. Il reprend le flambeau de Hans Stöckli (PS/BE). Il est le neuvième schwytzois à diriger les débats de la Chambres des cantons, le dernier en date étant le PDC Bruno Frick en 2005. Il est en outre le septième UDC à occuper cette fonction après Hannes Germann (SH), président en 2014.

Entré au Conseil des Etats en 2003, Alex Kuprecht y a été réélu, il y a un an, pour un cinquième mandat. Dans son canton, Alex Kuprecht a siégé pendant 13 ans au Grand Conseil qu’il a présidé durant l’année qui l’a vu accéder au Conseil des Etats. Domicilié à Freienbach, sur les bords du lac de Zurich, Alex Kuprecht est détenteur d’un diplôme d’assureur. Il travaille en tant que lobbyiste pour la Bâloise.

Situation difficile

Dans son discours, le nouveau président a relevé la difficulté à porter une responsabilité politique dans la situation actuelle. Le fauteur de troubles invisible a bouleversé nos vies bien ordonnées et les a mises à l’épreuve, a-t-il dit, en se référant à la pandémie actuelle.

La crise a montré dans quelle mesure le fédéralisme peut être un instrument adapté à la gestion des crises. «Je suis un fervent défenseur de ce principe», a-t-il ajouté. Le principe de la subsidiarité a du sens lorsque les tâches peuvent être mieux exécutées dans un réseau élargi.

Le Conseil des Etats doit quant à lui travailler en tant que «chambre de réflexion», universellement respectée. L’objectivité, le sens de la proportion et la collégialité doivent y être des facteurs déterminants. «Accordons moins d’attention aux coups de gueule des médias sociaux», a-t-il estimé. Alex Kuprecht a aussi invité ses collègues à voir si les nombreuses lois dont ils délibèrent contribuent réellement à renforcer la responsabilité individuelle des citoyens.

(ATS/NXP)

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